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Comment la lutte contre les changements climatiques se manifeste-t-elle dans les fermes de culture et d’élevage?

3,5 min de lecture
Laura Dickson

Stratège, Durabilité à FAC

Je travaille dans le milieu agricole depuis 2009 et je suis aux premières loges de l’évolution des mesures que les productrices et les producteurs prennent pour s’adapter aux défis climatiques.

L’été dernier, par exemple, l’Île-du-Prince-Édouard n’a presque pas reçu de pluie. Selon un agronome, le recours aux cultures de couverture, qui est plus courant aujourd’hui qu’il y a dix ans, a permis d’atténuer les conséquences de la sécheresse de 2025. En effet, grâce aux efforts déployés en ce sens par les fermes d’élevage et de culture, le sol est désormais plus résilient.

Les types de cultures de couverture semées sont maintenant guidés par les connaissances des agronomes et leur compréhension de la science des sols. Les productrices et les producteurs doivent tenir compte du type de sol, de la topographie et de l’emplacement de leur exploitation, notamment dans une zone côtière ou enclavée.

Elles et ils doivent également déterminer quels sont les défis climatiques qui se posent, quelles sont les actions qui ont déjà été prises et quelles sont les mesures qui peuvent être mises en œuvre. Il peut s’agir de réaliser une analyse de rentabilisation pour l’adoption de stratégies résilientes face aux changements climatiques et de calculer le rendement du capital investi associé. Les agricultrices et les agriculteurs peuvent aussi accéder aux programmes d’incitatifs aux pratiques durables de FAC. Les fonds octroyés dans le cadre de cette initiative peuvent servir à financer le processus d’évaluation de l’implantation de changements axés sur la durabilité de même que le temps et le capital investis.

La communauté agricole reconnaît la relation qu’elle entretient avec l’environnement et les avantages que représente l’agriculture résiliente aux changements climatiques pour la biodiversité. Les terres humides et les plantations de protection peuvent atténuer les inondations et favoriser la tolérance à la sécheresse. Les bandes pollinisatrices, quant à elles, permettent d’accroître la biodiversité et la filtration du sol.

J’espère que les gens continueront de partager leurs réussites, entre eux et avec d’autres acteurs de l’industrie. Car c’est en échangeant que la communauté agricole arrivera à trouver des solutions qui lui conviennent.


Melissa Arcand, Ph. D.

Co-responsable de la recherche et professeure à l’Université de la Saskatchewan

Si les scientifiques arrivent à mieux définir les besoins des plantes et à adapter les pratiques d’épandage d’azote en conséquence, nous serons mieux à même de mesurer les répercussions environnementales et les impératifs liés aux intrants.

Personnellement, je travaille à élucider les processus du sol qui contribuent à favoriser l’utilisation efficace de l’engrais azoté. Je veux m’assurer que la majorité de l’azote est utilisée par les plantes et non pas perdue sous forme d’émissions d’oxyde nitreux ou encore transportée par lessivage ou par ruissellement. Je souhaite faire la lumière sur les interactions entre le sol et les plantes, et la manière dont les sources d’engrais peuvent être mieux exploitées par les végétaux pour réduire les pertes potentielles. Diminuer les émissions d’oxyde nitreux et réduire les pertes d’azote par lessivage sont des procédés importants qui permettront de limiter l’impact de l’agriculture sur l’environnement.

La gestion des nutriments 4B (le bon produit, à la bonne dose, au bon moment, au bon endroit) est une approche qui réduit la quantité d’azote résiduel, diminue les pertes dans l’air et dans l’eau et permet aux agriculteurs et aux agricultrices d’économiser. L’optimisation de l’épandage des intrants contribue en effet à la réduction des coûts.

De nombreuses études ont été réalisées et divers produits ont été développés pour offrir des engrais plus performants et moins polluants. Les technologies à libération prolongée, par exemple, permettent de mieux planifier l’absorption de l’azote par les cultures. Par ailleurs, l’épandage à l’endroit même où les racines des plantes peuvent absorber l’engrais est une méthode efficace qui limite les émissions, contrairement à un traitement généralisé.

Les milieux de l’agriculture et de la recherche tentent de faire évoluer le système déjà en place plutôt que de promouvoir l’adoption de pratiques totalement nouvelles. Ainsi, si certaines stratégies sont déjà privilégiées, nous devons trouver des façons de les améliorer.

D’après un article de l’AgriSuccès par Becky Zimmer.

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