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Stress chez les agriculteurs : trouvez du soutien en matière de santé mentale lorsque vous en avez besoin

  • 2,5 min de lecture

Les agriculteurs qui doivent faire face à des défis plus nombreux et plus complexes n’ont pas besoin de se sentir seuls, et les professionnels de la santé mentale les incitent à aller vers les autres.

À la liste des fardeaux qui pèsent sur le secteur agricole canadien – comme la météo ou les enjeux commerciaux –, s’ajoute maintenant le stress causé par la COVID‑19.

Ces éléments mis ensemble créent « une parfaite tempête d’incertitude qui engendre son lot de pensées stressantes, d’inquiétudes et de craintes », affirme Jackie Ralph, de l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM).

Sachez reconnaître les signes

L’augmentation de la tension émotionnelle n’est pas toujours évidente.

Remarquez si vous vous sentez submergé pendant de longues périodes et si ce sentiment s’améliore ou s’aggrave lors d’un bon contrôle personnel, indique Mme Ralph.

Remarquez si vous vous sentez submergé pendant de longues périodes et si ce sentiment s’améliore ou s’aggrave.

« Ai-je peur de sortir du lit, déjà anxieux de ce qui pourrait mal tourner aujourd’hui avant même que mes pieds n’aient touché le plancher? », demande Mme Ralph. « Mes relations à la maison sont-elles affectées? Ces préoccupations ont-elles des répercussions sur mes habitudes de sommeil et d’alimentation? »

Il est également bon de connaître la différence entre la fatigue et l’épuisement émotionnel et physique : « Pour une personne épuisée, même l’idée de se brosser les dents est accablante. »

Mme Ralph ajoute que les symptômes physiques peuvent comprendre des douleurs inexpliquées et une incapacité à reprendre son souffle.

Demandez de l’aide

Les producteurs qui souffrent de l’un de ces symptômes ne devraient pas refouler leurs sentiments, recommande Adelle Stewart, directrice exécutive de la Do More Agriculture Foundation. Elle encourage ces personnes à trouver quelqu’un à qui parler.

 « Ce peut être un ami, un voisin ou un conjoint, mais aussi un professionnel à l’autre bout d’une ligne téléphonique de crise, et en cas d’urgence, l’hôpital ou le 9‑1‑1 » affirme Mme Stewart.

Mme Ralph préconise le soutien des pairs et recommande de prendre le temps de communiquer avec d’autres agriculteurs.

« Quel meilleur outil d’adaptation que de se connecter et d’avoir la chance d’entendre d’autres personnes dans une situation similaire? »

Ressources

Les ressources varient d’une province à l’autre, mais le 211.ca est offert partout au pays. Il comprend des services d’intervention en cas de crise par téléphone et par dialogue en ligne, explique Mme Stewart.

« L’ACSM, indique Mme Ralph, est la seule agence du pays à être présente dans toutes les régions, dont les services de base offerts sont similaires d’une succursale à l’autre. »

Tirez également profit de la formation Premiers soins en santé mentale et d’astuces comme Cultiver la résilience offerts par Financement agricole Canada, ajoute-t-elle.

En conclusion

L’agriculture est une activité stressante. Si vous vous sentez dépassé, parlez-en – que ce soit à un membre de votre famille, à des amis, des collègues ou des professionnels – mais n’assumez pas seul tout votre fardeau.

Article par : Richard Kamchen