Rapports sur le secteur des aliments et des boissons transformés

Les rapports sur le secteur des aliments et des boissons transformés de FAC mettent en lumière les possibilités et les risques pour les fabricants de produits alimentaires canadiens afin de mieux orienter leurs décisions pendant la reprise économique.

La carte géographique montre les principaux secteurs canadiens de la transformation des aliments par province (ventes de 2021)

Plusieurs facteurs externes ont influé sur l’industrie agroalimentaire canadienne en 2021, avec comme conséquences de faire grimper le coût des intrants, d’amplifier les pénuries de main-d’œuvre et de chambouler les habitudes de consommation. Au début de l’année, on espérait que la pandémie serait bientôt derrière nous – toutefois, l’apparition de nouveaux variants a provoqué encore plus de perturbations, l’imposition de nouvelles restrictions et une incertitude accrue. Malgré ces difficultés, les fabricants d’aliments ont fait preuve de résilience.

Dans le présent rapport, nous examinons les défis et les possibilités pour chacun des secteurs. Veuillez lire le rapport complet ou concentrez-vous sur les aspects qui sont les plus pertinents pour vous.

Points saillants de l’industrie

Les prix records et la demande accrue de services de restauration en Amérique du Nord ont stimulé les ventes et la rentabilité du secteur, qui avaient diminué en 2020. Les coûts élevés des intrants et des engorgements dans la chaîne d’approvisionnement ont exercé des pressions sur la production et empêché une bonne année d’être une année remarquable.

  • La marge brute en pourcentage des ventes a augmenté par rapport aux creux atteints en 2020, mais demeure en deçà des niveaux historiques.
  • Les Services économiques FAC prévoient une augmentation des ventes de 8 % en 2022.
  • Les ventes de produits d’épicerie utilisant des céréales et des oléagineux ont diminué de 7,1 % en 2021.

En conclusion : Les extrants comme la farine et les huiles comestibles étant des ingrédients essentiels pour les secteurs de la fabrication d’aliments et de boissons, du commerce de détail et de la restauration, l’industrie peut anticiper une augmentation de la demande.

Après une année 2020 difficile, l’industrie de la fabrication de produits de sucre et de confiseries a connu l’une de ses meilleures années jamais enregistrées au chapitre de la croissance des revenus. Au début de la pandémie, les volumes de confiseries et de sucre raffiné acheminés vers les établissements de restauration ont diminué, car les consommateurs ont fait provision de denrées essentielles. En 2021, la tendance est revenue à l’achat de bonbons, de chocolat et d’autres aliments réconfortants. Les choix sains demeurent une tendance importante au Canada, mais on continue de se gâter.

  • Les marges brutes ont augmenté pour la troisième année d’affilée en 2021, stimulées par une forte croissance aux premier et deuxième trimestres.
  • Les Services économiques FAC prévoient une augmentation des ventes de 14,3 % en 2022.
  • Les ventes de produits de sucre et de confiseries en épicerie ont augmenté de 3,3 % en 2021.

En conclusion : À l’heure où les consommateurs renouent avec la mobilité, les occasions foisonnent. Dans cette industrie, la commodité et l’incitation à la gourmandise sont des facteurs de différenciation pour les bonbons, le chocolat et les autres plaisirs sucrés.

Ce secteur est particulièrement vaste, comprenant les fruits et les légumes en conserve et surgelés et les spécialités alimentaires comme les plats et les pizzas surgelés. L’année 2021 a été difficile, car la demande de produits en conserve a fléchi et les coûts de production plus élevés ont grugé les marges.

  • L’inflation des matières premières et les coûts de main-d’œuvre ont contribué à la faiblesse des marges en 2021.
  • Les Services économiques FAC prévoient une augmentation des ventes de 6,8 % en 2022.
  • Les ventes en épicerie ont diminué de 1,1 % en 2021 en glissement annuel, ce qui constitue un rendement inférieur à l’augmentation de 0,3 % des ventes totales en épicerie.

En conclusion : La commodité, les améliorations nutritionnelles et l’abordabilité constituent les trois caractéristiques à mettre au premier plan pour attirer les consommateurs vers cette catégorie. Ce sera d’une importance primordiale à l’heure où les économies des ménages fondent comme neige au soleil et que la flambée des dépenses de consommation ralentit.

Les revenus laitiers ont augmenté en 2021, mais plus lentement que prévu en raison du fléchissement de la demande. La croissance des revenus du secteur de la restauration a dépassé les pertes dans celui de la vente au détail. La reprise de la demande provenant des restaurants et des hôtels devrait soutenir la croissance en 2022.

  • Les marges brutes en pourcentage des ventes ont diminué en 2021 en raison de la hausse des coûts de la main-d’œuvre et des matières premières.
  • Les Services économiques FAC prévoient une augmentation des ventes de 3,5 % en 2022.
  • Les ventes de produits laitiers dans les épiceries canadiennes ont augmenté de 1,0 % en 2021 en glissement annuel et les volumes ont diminué de 3,3 %.

En conclusion : La surveillance des habitudes de consommation et des coûts sera essentielle à la prospérité. L’évolution de la demande provenant de tous les établissements de services de restauration et visant des produits laitiers à valeur ajoutée suscite un sentiment d’optimisme. Il faut surveiller de près les boissons de substitution et étudier des stratégies pour le maintien de la part de marché. Les coûts croissants des intrants et l’inflation entraîneront des répercussions sur les marges brutes au cours de la prochaine année.

La rentabilité de l’industrie de la viande a été mitigée en 2021. Les coûts ont augmenté de façon spectaculaire, mais tout au long de l’année, les transformateurs ont pu refiler la hausse des dépenses aux détaillants. Lorsque les restrictions se sont assouplies au troisième trimestre, la demande a rebondi, soutenue par le taux élevé d’épargne des consommateurs qui a permis aux transformateurs de majorer facilement leurs prix.

  • En 2021, les marges brutes en pourcentage des ventes sont remontées à leurs niveaux de 2019 après avoir diminué en 2020.
  • Les Services économiques FAC prévoient une augmentation des ventes de 10,4 % en 2022.
  • Les ventes de viande en épicerie ont diminué de 1,0 % en 2021, un résultat inférieur à la hausse totale de 0,3 % pour les produits d’épicerie.

En conclusion : L’industrie de la fabrication de produits de viande s’est livrée à un véritable exercice d’équilibre. Les transformateurs se sont ralliés pour recruter de la main-d’œuvre et la maintenir en poste et tirer parti de la forte de demande sur les marchés mondiaux et intérieurs. La prochaine année s’annonce bien, car l’inflation recule et les ventes de viande semblent robustes, propulsées par le secteur de la restauration, la demande de produits carnés industriels et les exportations.

L’industrie des produits de la mer a connu une bonne année 2021. La demande mondiale de produits de la mer, qui s’était déplacée vers le commerce de détail, a commencé à revenir vers le secteur de la restauration, ce qui a fait pencher le volume vers des poissons haut de gamme comme le saumon. Les ventes ont grimpé de 22,3 % en 2021, surpassant ainsi celles de 2020 et de 2019.

  • Les marges brutes en pourcentage des ventes ont diminué en 2021 comparativement à 2020 et 2019.
  • Les Services économiques FAC prévoient une diminution de 16,9 % des ventes en 2022.
  • Les ventes en épicerie de produits de la mer ont augmenté de 0,1 % en 2021 en glissement annuel, ce qui est légèrement inférieur à la hausse de 0,3 % pour l’ensemble des produits d’épicerie, car les consommateurs ont acheté moins de produits de la mer en conserve.

En conclusion : La demande du secteur de la restauration et les marchés d’exportations sont essentiels à la prospérité de l’industrie canadienne des produits de la mer. Ces deux avenues présentent d’importantes possibilités de vente qui favorisent l’augmentation des volumes, tout particulièrement pour des produits haut de gamme comme le saumon, le homard et le crabe. Les occasions à saisir à long terme consistent notamment à faire valoir à quel point les produits de la mer sont pratiques et sains afin de stimuler la consommation à domicile et de soutenir la croissance d’une aquaculture durable au Canada.

Le secteur de la restauration est un marché important pour les produits de boulangerie. Aux troisième et quatrième trimestres, les ventes ont augmenté de plus de 16 %, car l’assouplissement des restrictions liées à la COVID-19 favorisait les sorties plus fréquentes au restaurant. Au mois de novembre, les ventes de biscuits, de craquelins et de pâtes alimentaires ont enregistré une croissance de près de 20 %, retrouvant leur rythme d’avant la pandémie, alors qu’elles avaient augmenté de plus de 20 % en 2019 et de plus de 30 % au premier trimestre de 2020.

  • En 2020, les marges brutes en pourcentage des revenus ont chuté jusqu’à atteindre le plus bas niveau de la décennie.
  • Les Services économiques FAC prévoient une augmentation des ventes de 8,2 % en 2022.
  • Les ventes de produits de boulangerie en épicerie ont reculé de 0,3 % en 2021 en glissement annuel, ce qui est légèrement inférieur à la hausse de 0,3 % des ventes totales de produits d’épicerie.

En conclusion : Le rebond du secteur de la restauration, ainsi que les produits industriels et de base qu’offrent les boulangeries ont préparé le terrain pour un solide rendement. La possibilité de fournir des denrées saines et de production locale permet de se distinguer. Il reste à trouver des moyens d’atténuer les tensions causées par les difficultés de recrutement de main-d’œuvre pour stimuler la productivité et la croissance.

La carte géographique montre : Que boit la population canadienne? Boissons alcoolisées les plus populaires par province (selon les ventes 2020-2021).

La fabrication de boissons est un secteur à volume élevé et à faible marge bénéficiaire dans lequel de légères variations de la demande ou des coûts de production peuvent avoir d’importantes répercussions financières. La pandémie a éloigné les consommateurs du secteur des services alimentaires pour les amener vers celui du commerce de détail, ce qui a eu pour effet de limiter, pour de nombreuses entreprises, une source de revenus qui générait de solides marges bénéficiaires. En 2021, les consommateurs ont recommencé à fréquenter les établissements de restauration. Cependant, les débouchés ont diminué en raison de certaines restrictions toujours en vigueur et de la hausse des coûts de production.

Dans le présent rapport, nous examinons les défis et les possibilités pour chacun des secteurs. Veuillez lire le rapport complet ou concentrez-vous sur les aspects qui sont les plus pertinents pour vous.

Points saillants de l’industrie

Les ventes des produits brassicoles ont augmenté de 7,4 % en 2021, propulsées par la croissance des volumes dans l’industrie des services alimentaires et la demande de bières canadiennes de la part des magasins de détail. L’inflation des prix a été modeste pour l’exercice, soit 0,8 %, et la plus forte hausse a été enregistrée dans le secteur du commerce de détail. Le faible niveau d’inflation des prix jumelé à l’augmentation des coûts des intrants a fait chuter la rentabilité pour une troisième année. En outre, les brasseries s’intéressent de plus en plus au marché croissant des eaux pétillantes alcoolisées afin de compenser les débouchés moins nombreux pour la bière.

  • Les marges brutes en pourcentage des ventes ont diminué pour une troisième année consécutive en 2021 et atteint leur niveau le plus bas des 20 dernières années.
  • L’équipe des Services économiques FAC prévoit une baisse de 1,8 % des ventes de produits brassicoles en 2022.
  • Les ventes au détail de bière pour l’exercice 2020-2021 ont diminué de 1,4 %, et le nombre total de litres vendus a reculé de 2,3 %.

En conclusion : La faible inflation des prix et la hausse des coûts des intrants sont des tendances à surveiller. Cherchez des façons axées sur les données d’accroître les marges et de gérer les stocks, la gamme de produits et les stratégies d’établissement des prix.

Les ventes de produits vinicoles ont grimpé de 30,9 % en 2021. Les consommateurs ont bu davantage de vin à leur domicile pendant les confinements liés à la pandémie de COVID-19, et la vente de vins plus dispendieux a été favorisée par les économies accrues des ménages. Toutefois, les ventes de produits vinicoles ne disent pas tout à propos des établissements vinicoles.

  • Les marges brutes ont subi des pressions en 2021 en raison de la hausse des coûts liés à la culture du raisin et des coûts d’emballage plus élevés découlant d’une tendance croissante à la vente de produits emballés dans le secteur de la vente au détail.
  • L’équipe des Services économiques FAC prévoit une baisse de 6,8 % des ventes des établissements vinicoles en 2022.
  • Les ventes au détail de vin ont progressé de 2,4 % et les volumes de 2,1 %, grâce aux vins rouges, rosés et blancs.

En conclusion : Après une année chaotique marquée par des restrictions liées à la pandémie, des phénomènes météorologiques extrêmes et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, on entrevoit avec optimisme la reprise des ventes sur place qui découleront d’une augmentation du tourisme et des voyages.

Les ventes ont reculé de 1,9 % en 2021. Les résultats du premier trimestre étaient solides, les ventes ayant grimpé de plus de 43 %, avant de chuter rapidement au deuxième semestre. Les détaillants et les grossistes avaient acheté beaucoup de produits en prévision de la réouverture de l’économie qui devait avoir lieu en 2021, mais ils ont fini par traverser une troisième, puis une quatrième vague de restrictions liées à la COVID-19. Ces stocks sont en train d’être vendus à l’heure actuelle, ce qui fait stagner les ventes en aval des fabricants.

  • En 2021, la croissance est attribuable aux prêts-à-boire, malgré une compression découlant de la hausse marquée des coûts des matières premières et de la main-d’œuvre.
  • L’équipe des Services économiques FAC prévoit une baisse de 4,8 % des ventes des distilleries en 2022.
  • Pour l’exercice 2020-2021 qui s’est terminé en mars, les ventes au détail d’alcool ont augmenté de 14,3 %, grâce aux spiritueux panachés, au whiskey et aux liqueurs.

En conclusion : Alors que l’attention continue d’être fixée sur la gestion des coûts, la robustesse de la demande constitue une bonne nouvelle. Trouvez des façons d’utiliser des tactiques de marketing pour écouler vos stocks et rejoindre plus de consommateurs canadiens.

Les prix records atteints à la fin de l’exercice et la demande accrue de services de restauration en Amérique du Nord ont stimulé les ventes et la rentabilité en 2021. Toutefois, les coûts élevés des intrants et des engorgements dans la chaîne d’approvisionnement ont exercé des pressions sur la production. Les ventes ont progressé de 8,1 %. Des gains ont été réalisés au quatrième trimestre, en raison de l’augmentation des prix et des volumes au cours du trimestre. La demande de boissons caféinées prêtes à boire et faibles en calories continue de croître à un taux supérieur à 10 % et propulse l’augmentation des ventes.

  • La marge brute en pourcentage des ventes a augmenté pour la quatrième année consécutive en 2021.
  • L’équipe des Services économiques FAC prévoit une hausse de 4,8 % des ventes du secteur de la fabrication de boissons gazeuses et de glace en 2022.
  • Les ventes de boissons en épicerie ont augmenté de 5,3 % en 2021 (comparativement à une hausse de 11,9 % en 2020), et les volumes se sont accrus de 1,3 %.

En conclusion : Une gestion efficace des prix plus élevés des matières premières, des stocks et des coûts liés à la main-d’œuvre est essentielle à l’augmentation des marges. La recherche de commodité crée des débouchés et la reprise d’un mode de vie plus actif influencé par le tourisme et les voyages ainsi que le retour dans les écoles et les bureaux augure bien.


En vedette

Le Rapport sur le secteur des aliments transformés 2022 de FAC illustre la résilience des fabricants de produits alimentaires et la croissance de leur industrie en 2021.