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Rapport 2021 sur le secteur des aliments et boissons transformés : des occasions nées de la résilience

  • 30 mars 2021
  • 3 min de lecture

Le Rapport 2021 sur le secteur des aliments et boissons transformés de FAC met en lumière les possibilités et les risques pour les fabricants de produits alimentaires canadiens afin d’éclairer le chemin de la reprise économique. Le rapport aborde les secteurs d’activité suivants :

  • Mouture de céréales et d’oléagineux
  • Sucre et produits de confiserie
  • Fruits et légumes et spécialités alimentaires
  • Produits laitiers
  • Produits de viande
  • Préparation de poissons et de fruits de mer
  • Produits de boulangerie et tortillas
  • Boissons

La résilience portera fruit

Le déclenchement de la COVID-19 a provoqué une onde de choc dans toute la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire. La fermeture du secteur de la restauration a causé d’importantes perturbations, contraignant les fabricants à repenser leurs stratégies commerciales, voire à réorienter la production du secteur de la restauration vers celui de l’épicerie. Les nouvelles préoccupations concernant la santé des employés ont forcé les entreprises à investir d’importantes sommes dans de l’équipement de protection individuelle (EPI) et à modifier leurs procédés de fabrication. Les vaccins injectent une bonne donne d’espoir au moment où s’opère une réouverture progressive des économies, mais la pandémie pèse toujours sur l’économie.

1. Le secteur des aliments et boissons transformés devrait continuer à faire meilleure figure que l’économie globale

En 2020, les ventes du secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons ont augmenté de 3,5 % en glissement annuel pour atteindre à 122,9 milliards de dollars (tableau 1). La baisse des ventes du secteur de la restauration a été compensée par l’augmentation des ventes des épiceries au Canada et par la croissance des exportations. Le PIB du secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons a chuté de 1,0 % en raison de la baisse des investissements et de la hausse des coûts.

Les ventes du secteur de la fabrication de produits alimentaires devraient augmenter de 4,8 % en 2021 en raison des facteurs suivants :

  • L’augmentation du revenu disponible et de l’épargne en 2020, laquelle soutiendra les achats d’aliments au pays;
  • La vigueur des exportations, lesquelles représentent environ 32,0 % des ventes globales de produits alimentaires et de boissons.

Tableau 1 : Les ventes et les exportations de produits manufacturés ont augmenté en 2020 en glissement annuel

Graphique montrant que les ventes et les exportations de produits manufacturés ont augmenté en 2020 en glissement annuel. Source : Statistique Canada.

2. La faiblesse des taux d’intérêt crée des occasions d’investissement

Les dépenses en immobilisations et l’emploi, exprimés en pourcentage, ont moins reculé dans le secteur des aliments et des boissons transformés que dans toutes les industries réunies. Or, la faiblesse des taux d’intérêt pourrait être un catalyseur pour le secteur, lui permettant de résoudre son déficit de productivité qui découle de la pénurie de main-d’œuvre. Les dépenses en immobilisations, tout comme les fusions et les acquisitions, peuvent aider à surmonter ce défi en créant des gains de productivité.

3. La réouverture de l’économie aura une incidence sur la rentabilité

La rentabilité des fabricants de produits alimentaires et de boissons en 2021 sera étroitement liée à l’évolution de la pandémie et à ses mesures de distanciation physique. La réouverture du secteur de la restauration et la demande refoulée des consommateurs pourraient donner un coup de fouet immédiat au secteur et compenser, du moins partiellement, la baisse de la rentabilité en 2020. Sur la chaîne de production, un assouplissement des mesures de distanciation physique entraînera une baisse des coûts d’EPI et une hausse de la capacité de production. Malgré d’importantes pressions concurrentielles, les perspectives du secteur demeurent favorables.


Kyle Burak
Économiste principal

Kyle Burak s’est joint à FAC en 2020 en tant qu’économiste agricole principal. Il se spécialise dans la surveillance et l’analyse du portefeuille d’Agroentreprise et agroalimentaire de FAC, la santé de l’industrie, et les risques inhérents au secteur. Avant de se joindre à FAC, M. Burak a travaillé au service de l’approvisionnement et du marketing d’un détaillant alimentaire canadien. Il est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université de Victoria.