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Les locataires de terres agricoles peuvent tirer parti d’une plus forte croissance et d’occasions supplémentaires

  • 3 min de lecture

La plupart des agriculteurs louent des terres agricoles par nécessité, mais une location judicieuse peut également créer des occasions.

Le dernier rapport Valeur des terres agricoles de FAC révèle que les terres ont atteint des valeurs records.

Louer des terres peut faciliter la croissance et aider à mieux gérer les flux de trésorerie.

« La propriété de terres immobilise des sommes faramineuses », affirme l’agriculteur et comptable agréé Kristjan Hebert.

La location de terres peut faciliter la croissance et aider à mieux gérer les flux de trésorerie, explique‑t‑il.

Elle peut être source de nouvelles possibilités, ajoute M. Hebert. En exploitant des terres louées, les producteurs peuvent générer des profits qui leur permettent de rembourser leurs dettes, d’acheter des terres ou d’investir dans d’autres choses, y compris dans des placements non agricoles, ajoute-t-il.

Ce qui est plus important qu’être propriétaire des terres que l’on exploite, c’est d’en avoir le contrôle — par exemple, au moyen de baux à long terme ou d’option d’achat — afin de s’assurer que l’équipement, les intrants et la main-d’œuvre sont bien assortis au fonds de terre, précise M. Hebert.

Si ce n’est pas le cas, l’exploitation agricole pourrait connaître des problèmes de trésorerie. M. Hebert prévient que les agriculteurs qui ont trop d’argent immobilisé dans des terres peuvent se retrouver à court pour les intrants, l’équipement et la main d’œuvre.

Taux de location

Lance Stockbrugger, qui est également agriculteur et comptable agréé, insiste sur le fait que les agriculteurs doivent être conscients que les coûts de location de terres sont une dépense qu’ils peuvent contrôler.

« Parfois, en tant qu’agriculteurs, nous sommes si accoutumés à être des suiveurs de prix que nous oublions que nous avons un certain contrôle sur certains coûts. Le loyer est l’un d’entre eux puisque nous ne sommes pas nécessairement obligés de payer le prix demandé », explique M. Stockbrugger.

Il conseille aux agriculteurs de ne pas louer une terre dans le seul but de prendre de l’expansion ou de s’assurer que quelqu’un d’autre n’aura pas accès à la terre convoitée. Avant de prendre une décision concernant la location d’une terre, il convient de soupeser les risques et de déterminer si la superficie supplémentaire cadre bien dans le plan d’entreprise.

Retraite

Les agriculteurs qui louent une grande partie des terres qu’ils exploitent posséderont proportionnellement moins de terres que les générations précédentes pour financer leur retraite. Toutefois, ce n’est pas nécessairement problématique, selon M. Hebert.

Dans la mesure où ils ont connu une carrière d’agriculteur prospère, « je crois qu’il n’est pas nécessaire que les agriculteurs possèdent de vastes étendues de terres pour avoir une retraite confortable », affirme-t-il.

Même si les agriculteurs sont propriétaires d’une plus petite proportion de terres que dans le passé, la valeur des terres est beaucoup plus élevée, souligne M. Hebert.

Il affirme que les agriculteurs qui partent à la retraite et qui se méfient du marché boursier ou d’autres types d’investissements non agricoles sont plus enclins à conserver une partie de leurs terres. Ces agriculteurs considèrent que les terres sont un excellent actif à avoir dans son portefeuille de retraite.

Il y a une dizaine d’années, les agriculteurs étaient beaucoup plus nombreux à vendre intégralement leur ferme au moment où ils prenaient leur retraite. Aujourd’hui, ceux qui partent à la retraite choisissent, dans bien des cas, de garder au moins une partie de leurs terres et de les louer, indique-t-il.

En conclusion

Il n’est plus nécessaire de posséder toutes les terres exploitées pour gérer une entreprise agricole prospère. La location peut faciliter une croissance plus rapide et aider à mieux gérer les flux de trésorerie. Il y aura de plus en plus de terres à louer à mesure que les agriculteurs prennent leur retraite puisque bon nombre d’entre eux choisissent de garder des terres à titre d’investissement.

Article par: Richard Kamchen


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