Rapport 2022 sur les aliments transformés : Tour d’horizon du secteur du sucre et des confiseries

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Ces renseignements proviennent du Rapport FAC sur les aliments transformés 2022 qui présente les possibilités et les défis des secteurs de la transformation alimentaire au Canada. Pour en savoir plus, consultez l’intégralité du rapport.

Introduction

Après une année 2020 difficile, l’industrie de la fabrication de sucre et de confiseries a connu l’une de ses meilleures années jamais enregistrées au chapitre de la croissance des revenus. Au début de la pandémie, les volumes de confiseries et de sucre raffiné acheminés vers les établissements de restauration ont diminué, car les consommateurs ont fait provision de denrées essentielles. En 2021, la tendance est revenue à l’achat de bonbons, de chocolat et d’autres aliments réconfortants. Les choix sains demeurent une tendance importante au Canada, mais on continue de se gâter.

Les ventes ont progressé de 15 % en 2021 pour atteindre 4,5 milliards de dollars (tableau B.1). Les prix de vente des produits fabriqués ont augmenté d’un peu plus de 4,9 % et cette hausse est principalement attribuable à la croissance des volumes. La hausse des prix du cacao et du chocolat a contribué à l’inflation, mais elle a aussi le plus influé sur les gains en volumes. L’Halloween et le temps des Fêtes ont stimulé les ventes de confiseries.

Les fabricants ont réagi à la demande croissante en augmentant les effectifs de 4,3 % en 2021. Bien que le taux d’emploi soit néanmoins demeuré en deçà du taux de 2019, il a terminé l’année avec quelques gains au quatrième trimestre. Par ailleurs, le chiffre d’affaires par employé s’est accru de plus de 10 % grâce à des gains de productivité.

Les importations ont augmenté plus que les exportations en 2021, car le Canada a majoré de près de 35 % ses importations de sucre en provenance du Brésil. Les exportations ont réalisé une modeste progression de 3 %, principalement celles acheminées vers les États-Unis et l’Italie.

Tableau B.1 : La hausse des volumes a stimulé les ventes et augmenté les marges brutes en 2021

Sources : Statistique Canada, Services économiques FAC

Marges brutes

Les marges brutes ont augmenté pour la troisième année d’affilée en 2021, stimulées par une forte croissance aux premier et deuxième trimestres. La hausse du dollar canadien a permis de compenser l’augmentation du prix de nombreux intrants, dont le sucre de canne brut. Ceci, combiné à des prix de vente élevés, a compensé l’augmentation des coûts de main-d’œuvre. Les résultats peuvent varier considérablement en fonction des principaux produits fabriqués, mais dans l’ensemble, 2021 a été une excellente année pour l’industrie.

Figure B.1 : Les marges brutes du secteur de la fabrication de produits de sucre et de confiseries ont été solides durant la pandémie

Sources : Statistique Canada, Services économiques FAC

Prévisions des ventes

Les Services économiques FAC prévoient une augmentation des ventes de 14,3 % en 2022. Sur une bonne lancée depuis 2021, la croissance devrait se poursuivre jusqu’à l’été 2022 avant de ralentir plus tard dans l’année. Au quatrième trimestre de 2022, les ventes devraient se situer entre 0 et 2 %, car on s’attend à ce que les dépenses de consommation commencent à ralentir. La hausse du taux d’inflation peut également décourager les consommateurs de faire des achats impulsifs à la caisse, comme de la gomme, des bonbons et des tablettes de chocolat. On prévoit également une baisse des exportations de sucre raffiné en 2022 en raison d’une production accrue aux États-Unis.

Figure B.2 : Les ventes des produits de sucre et de confiseries devraient augmenter de 14,3 % en 2022

Sources : Statistique Canada, Barchart, Moody’s Analytics, Services économiques FAC

Rapport sur l’épicerie

Les ventes de sucre et de confiseries en épicerie ont augmenté de 3,3 % en 2021 en glissement annuel, ce qui surpasse la hausse de 0,3 % des ventes totales de produits d’épicerie (tableau B.2). Les ventes de mélanges pour boissons sucrées, de bonbons et de chocolats ont connu un regain. L’inflation supérieure à la moyenne du prix du sucre n’a pas réussi à compenser les baisses de volumes, et les ventes ont reculé de 12 %, car les ménages ont fait moins de pâtisserie à la maison (après que les ventes eurent grimpé de plus de 20 % en 2020). Toutefois, les ventes se maintiennent à leurs niveaux antérieurs à la pandémie.

Tableau B.2 : La hausse des prix a stimulé les ventes de produits de sucre et de confiseries en 2021

Source : Nielsen

Résultats

À l’heure où les consommateurs renouent avec la mobilité, les occasions foisonnent. Dans cette industrie, la commodité et l’incitation à la gourmandise sont des facteurs de différenciation pour les bonbons, le chocolat et les autres plaisirs sucrés. Les considérations stratégiques consistent notamment à trouver des occasions de tirer parti des dépenses de consommation ainsi que de la réouverture des établissements de restauration et d’hébergement.