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Placer la résilience au premier plan dans votre exploitation

  • 2,5 min de lecture

L’année 2021 est à nos portes, et la gestion du risque continue de donner du fil à retordre à certains producteurs canadiens. Si 2020 a été l’année de la COVID-19, les dernières années ont aussi attiré l’attention sur les risques liés aux changements climatiques, aux désaccords entre partenaires commerciaux et à l’évolution des exigences des consommateurs.

Comment les producteurs peuvent-ils gérer le risque pendant les périodes difficiles? Eric Olson, directeur national des services-conseils en gestion agricole du cabinet de comptabilité et de services-conseils MNP, explique que plusieurs clients se posent justement cette question. Il propose donc une stratégie de planification de la gestion du risque axée sur les quatre questions suivantes.

Quelle est votre tolérance au risque?

 « Il est vrai que l’exploitation agricole est une entreprise risquée, mais les producteurs sont généralement habitués au risque et y ont une tolérance plus grande que la majorité des gens. Cependant, ce ne sont pas tous les producteurs qui ont le même niveau de confort face au risque. C’est d’ailleurs une bonne façon d’amorcer la discussion. »

Quel est le risque qui vous inquiète le plus?

Il pourrait s’agir d’une baisse marquée des prix, d’une année sans récolte pour un producteur céréalier ou de l’éclosion d’une maladie animale grave pour un éleveur. Ce pourrait même être une combinaison de plusieurs risques qui surgissent au même moment. Ce risque fait-il partie d’un ralentissement cyclique normal ou bien s’agit-il d’une catastrophe qui ne survient qu’une fois par génération? Quelle est la probabilité qu’un tel risque se produise et quelles en seraient les conséquences?

Quels sont les outils disponibles?

 Les outils de gestion du risque à la disposition des producteurs diffèrent d’un secteur et d’une province à l’autre. Il est donc important de connaître ceux qui sont à votre portée. Ces outils vous permettraient-ils d’affronter les risques que vous avez cernés? Des programmes comme Agri‑stabilité, une assurance-récolte ou la fixation de prix à terme pour atténuer le risque lié aux prix en sont quelques exemples.

Comment comptez-vous pallier un manque à gagner?

« Un manque à gagner est la différence entre vos dépenses et le montant que vos outils de gestion du risque vous rapportent, précise M. Olson. C’est cet écart que vous devez financer à partir de votre exploitation. »

Il faut ensuite discuter des flux de trésorerie et du fonds de roulement. Si l’exploitation possède des liquidités suffisantes, ou qu’il est possible de vendre rapidement des actifs excédentaires, la ferme est à l’abri de tous les risques que le producteur pourrait envisager. Cependant, s’il est impossible de combler le manque de fonds, l’entreprise pourrait connaître de sérieux problèmes. Il est toutefois possible de régler le manque à gagner au cours des prochaines années grâce à une prise de décisions axée sur le renforcement de la résilience. Puis, à court terme, l’accès à une marge de crédit ou à du financement d’urgence peut aider l’exploitation à traverser des périodes difficiles.

« Nous voulons permettre à nos clients d’avoir accès à toute l’information nécessaire pour prendre des décisions éclairées, souligne Eric Olson. Les temps peuvent être difficiles pour certains agriculteurs, mais ils peuvent prendre des mesures pour protéger graduellement leur exploitation contre toute éventualité. »

D’après un article de l’AgriSuccès par Kieran Brett.

 


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