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La Faculté de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Université de la Colombie-Britannique

  • 5,5 min de lecture

La Faculté de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Université de la Colombie-Britannique est un chef de file mondial en matière de recherche intégrée, d’éducation et de services visant à relever les défis planétaires cruciaux liés à la santé humaine et à l’approvisionnement en aliments durables. Cette faculté :

  • compte 1 700 étudiantes et étudiants de premier cycle répartis dans quatre programmes menant à un baccalauréat en sciences : Alimentation, Nutrition et santé; Biologie appliquée; Systèmes de ressources mondiaux; Économie des aliments et des ressources
  • offre sept programmes d’études supérieures (maîtrise et doctorat) axés sur la recherche, trois programmes de maîtrise professionnelle et un nouveau programme de certificat d’études supérieures en aquaculture, d’une durée d’un semestre
  • est la première faculté au Canada dans le domaine des sciences agricoles et troisième faculté au Canada dans le domaine des sciences et technologies alimentaires selon le Classement mondial des universités (Academic Ranking of World Universities) 2020 par discipline universitaire

Établissements d’apprentissage uniques :

  • centre pour les systèmes alimentaires durables à la ferme de l’Université de la Colombie-Britannique
  • ferme biologique certifiée sur le campus de Vancouver
  • partenariats avec des organismes communautaires, des programmes autochtones, des acteurs de l’industrie, huit facultés de l’Université de la Colombie-Britannique, et avec des chercheurs universitaires locaux et internationaux
  • centre d’éducation et de recherche sur les produits laitiers à Agassiz
  • recherche de classe mondiale sur le bien-être des animaux et la reproduction animale
  • troupeau de 500 animaux
  • étudiantes et étudiants en diététique associés à des organismes de santé de la Colombie-Britannique
  • le seul programme de diététique en Colombie-Britannique : 300 instructeurs supervisent les étudiants dans des hôpitaux, des centres de soins et des foyers, des cabinets de médecine privés, et des organismes communautaires et gouvernementaux

Cara LeGault

Programme : Biologie appliquée

Spécialisation : Agriculture durable et environnement

Pourquoi as-tu choisi cette voie?

Je crois qu’un avenir sain pour l’ensemble de la collectivité repose sur le rétablissement du lien entre les citadins et la production alimentaire.

J’ai grandi dans un secteur urbanisé de Kitchener-Waterloo, en Ontario, et j’ai toujours voulu me familiariser davantage avec la provenance des aliments que je consomme. Chose certaine, je n’avais jamais imaginé faire carrière en agriculture, mais le diplôme en biologie des plantes et du sol offert à l’Université de la Colombie-Britannique m’intéressait au plus haut point. Je ne visais pas une carrière en particulier lorsque je me suis inscrite. Au cours de ma première année, je me suis rendu compte que les perceptions au sujet de l’agriculture et des systèmes alimentaires locaux et mondiaux se détérioraient à vue d’œil. C’est à ce moment-là que j’ai choisi ma spécialisation. Je crois qu’un avenir sain pour l’ensemble de la collectivité repose sur le rétablissement du lien entre les citadins et la production alimentaire, et que les écosystèmes dont nous dépendons ont besoin d’une attention accrue. J’espère contribuer à faire avancer les systèmes agricole et alimentaire du Canada pour protéger l’environnement et concilier les intérêts des producteurs avec ceux des consommateurs.

Où te vois-tu dans cinq à dix ans?

Je n’imagine pas mon avenir comme une seule destination concrète ou une histoire de réussite. Je ne veux jamais cesser d’apprendre, de m’épanouir et de m’améliorer. Les possibilités de carrière sont très nombreuses parce que tout le monde doit avoir accès aux aliments, et il y a beaucoup de travail à faire pour protéger et revitaliser les terres que nous cultivons. Je me vois travailler en agriculture régénératrice dans un contexte où je pourrais contribuer à sensibiliser toutes les générations, participer à la recherche agroécologique ou influencer la politique agricole.

Quels conseils aurais-tu à donner?

On grandit toujours lorsqu’on s’aventure dans des situations hors de notre zone de confort, même quand on échoue. J’ai pris un risque en déménageant à l’autre bout du Canada pour tâcher d’obtenir un diplôme dont je n’étais pas certaine, sans véritable réseau de soutien. J’ai appris qu’en fin de compte, on est toujours maître de la façon dont on prend soin de soi et de son entourage. Je pense que j’ai quelque chose à apprendre de chaque tentative ou de chaque risque que je prends, et je suis reconnaissante de toutes les occasions de m’épanouir et de m’améliorer. Cela m’amène à mon deuxième conseil : profitez de chaque occasion pour apprendre quelque chose. Posez des questions et demandez de l’aide. Tout le monde a quelque chose à enseigner et quelque chose à apprendre.

Franco López Campomanes

Programme : Biologie appliquée

Spécialisation : Sciences des plantes et du sol

Pourquoi as-tu choisi cette voie?

La recherche en agriculture est très prometteuse en ce sens qu’elle permettra de surmonter les grands enjeux environnementaux et sociaux qui touchent notre système alimentaire actuel.

Mon grand-père était agriculteur au Pérou et il a su me transmettre sa passion de l’agriculture, même si j’ai grandi en ville. J’adore enseigner aux gens les étapes que franchissent les aliments avant d’arriver dans nos assiettes. Lorsque je suis arrivé au Canada, j’ai remarqué qu’il y avait un problème de gaspillage alimentaire comme au Pérou. La différence, c’est qu’ici, le gaspillage alimentaire ne s’explique pas par un manque de ressources ou de technologies; les ménages eux-mêmes sont à l’origine d’un immense gaspillage. Immigrer au Canada a renforcé mon désir de resserrer le lien entre les gens et les aliments qu’ils consomment, ce qui passe par des pratiques agricoles plus durables. Je crois que la recherche en agriculture est très prometteuse en ce sens qu’elle permettra de surmonter les grands enjeux environnementaux et sociaux qui touchent notre système alimentaire actuel.

Où te vois-tu dans cinq à dix ans?

Je me vois faire de la recherche en agriculture urbaine selon une approche interdisciplinaire. Cela fait maintenant quatre ans que j’étudie à l’Université de la Colombie-Britannique, et j’ai appris que l’agriculture fait partie d’un vaste système alimentaire qui englobe des dimensions sociales, environnementales et économiques. À mon avis, l’agriculture urbaine offre des perspectives intéressantes pour traiter, à l’échelle locale, de questions cruciales comme le réchauffement climatique, le gaspillage alimentaire et l’insécurité alimentaire. Il est primordial que les gens comprennent la valeur intrinsèque des aliments. Cela peut être le fondement de notre culture et de notre identité.

Quels conseils aurais-tu à donner?

Soyez curieux et essayez différentes choses! Le système alimentaire est incroyablement interrelié, et l’agriculture ne cesse d’évoluer, d’où la nécessité d’accroître la collaboration interdisciplinaire. Si vous avez une passion, mettez-y tout votre cœur. J’ai appris que s’il est important de montrer ses compétences et ses connaissances, il est aussi important de rester humble et de vouloir apprendre. N’ayez pas peur de demander de l’aide ou de chercher des débouchés; vous serez surpris du nombre de portes qui pourraient s’ouvrir! Enfin, soyez reconnaissants envers les personnes qui vous aident tout au long de votre parcours, et faites pareil chaque fois que c’est possible.

D’après un article de l’AgriSuccès par Owen Roberts.