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Gérer le risque avec les programmes d’assurance agricole

  • 3 min de lecture

Assurer sa maison et sa voiture est une pratique courante, mais en ce qui concerne les cultures, la souscription d’une assurance est beaucoup moins commune.

Keith Colwell, ministre de l’Agriculture de la Nouvelle-Écosse, explique que l’assurance-récolte confère de la prévisibilité aux exploitations agricoles.

Les conditions météorologiques défavorables, les maladies et les infestations d’insectes peuvent avoir un effet dévastateur sur la production et les revenus; il est donc important de détenir une assurance, explique-t-il.

« Cela protège contre les baisses de rendement et les pertes de récolte attribuables aux risques couverts », précise M. Colwell. « L’Agri-protection aide à maintenir les rentrées d’argent pendant les années de mauvaises récoltes grâce aux indemnisations qui compensent les pertes causées par des dommages aux cultures et des rendements faibles qui sont indépendants de la volonté du producteur. » Des programmes d’assurance sont offerts partout au Canada tant par les provinces que par des entreprises privées.

Par exemple, l’assurance-récolte offerte par AgriCorp, une société d’État de l’Ontario, offre des programmes pour une centaine de produits de base qui couvrent les baisses de rendement et les pertes de production attribuables aux conditions météorologiques, aux maladies, aux animaux sauvages et aux insectes.

Grêle

Dans les Prairies canadiennes, la grêle représente l’un des principaux risques aux cultures. Aucun autre type de désastre n’a un impact aussi soudain et dévastateur, explique Rick Omelchenko, président de la Canadian Crop Hail Association (CCHA).

« Une culture qui allait produire un rendement de 100 boisseaux à l’acre peut, du jour au lendemain, ressembler à une jachère », dit M. Omelchenko.

Les agriculteurs ne se protègent pas tous en souscrivant une assurance contre la grêle.

Toutefois, les agriculteurs ne souscrivent pas tous une assurance contre la grêle. Comme les marges de profits sont minces, les agriculteurs cherchent à faire des économies de coûts partout où ils le peuvent, poursuit-il.

La valeur des semences et des intrants est évidente, mais « une assurance n’est qu’une feuille de papier jusqu’au moment où on en a besoin ».

Il n’est pas inhabituel pour les acheteurs d’éprouver des remords : « Lorsqu’il ne grêle pas, ils se sont trop protégés; lorsque leurs champs sont grêlés, ils ne se sont pas assez protégés », dit M. Omelchenko.

Il ajoute que les agriculteurs ne sont pas obligés de choisir entre souscrire une assurance et renoncer à toute protection. Ils peuvent acheter une couverture suffisante pour couvrir leurs coûts, mais l’assortir d’une franchise afin de pouvoir maximiser leur couverture.

La CCHA recommande aux producteurs de souscrire une assurance tôt en saison puisqu’ils pourraient être dans l’impossibilité de le faire après qu’une tempête cause des dégâts à leurs cultures, ce qui les forcerait à assumer l’intégralité du risque pour le reste de l’année.

AgExpert

Se prévaloir de l’assurance-récolte peut prendre beaucoup de temps, mais la plateforme AgExpert de FAC vise à faire gagner du temps aux agriculteurs en simplifiant la comptabilité et les formalités, selon le directeur principal de la plateforme Darcy Herauf.

Une fois que les clients ont saisi leurs données dans la version Privilège d’AgExpert Champs, le logiciel peut générer des rapports sur les superficies ensemencées, les rendements et les stocks entreposés.

En conclusion

Considérez l’assurance-récolte et l’assurance contre la grêle comme des outils de gestion du risque. Elles ne sont peut-être pas nécessaires pour atténuer le chaos semé par la nature, mais elles représentent de bons investissements lorsqu’il y a des dommages causés par des intempéries. Comme il existe différentes couvertures et franchises, les agriculteurs peuvent choisir ce qui leur convient en fonction de leur niveau de tolérance au risque.

Article par : Richard Kamchen