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Effort concerté pour stimuler les ventes de blé canadien sur les marchés internationaux

  • 22 mars 2018

Le Canada fait littéralement campagne pour vendre dix classes différentes de blé et de blé dur à des acheteurs partout dans le monde, disent des spécialistes des exportations.

Les missions sur les nouvelles récoltes réunissent des représentants de Cereals Canada, de la Commission canadienne des grains, de l’Institut international du Canada pour le grain (IICG) et de sociétés céréalières, ainsi qu’un producteur. Ces missions se sont rendues dans plus de 20 pays qui achètent habituellement un minimum de 500 000 tonnes métriques de blé canadien chaque année.

Différents acheteurs

L’IICG indique que les séances attirent des meuniers, des boulangers-pâtissiers, des fabricants de pâtes, des représentants de bureaux d’achats gouvernementaux et des négociants. Les participants posent beaucoup de questions sur la quantité et le prix, mais l’aspect le plus important est la qualité parce que le blé canadien est utilisé dans les mélanges.

« Les acheteurs veulent du blé canadien de bonne qualité qui surpasse les blés d’autres pays qui n’offrent pas un produit final d’aussi bonne qualité », indique Dean Dias, directeur des relations avec la chaîne de valeur de l’IICG.

Récolte 2017 de haute qualité

L’IICG affirme que le Canada avait de nombreux atouts à faire valoir. En effet, plus de 95 % du blé roux de printemps de l'Ouest canadien (CWRS) a obtenu les grades no 1 et no 2 et affichait une teneur moyenne en protéines de 13,1 %, et plus de 90 % du blé dur ambré de l'Ouest canadien a obtenu les grades no 1 et no 2 et affichait une teneur moyenne en protéines de 13,6 %.

Ces résultats contrastent nettement avec ceux de la récolte 2016, année où le Fusarium a entraîné le déclassement de plus de la moitié de la production. Grâce aux conditions plus sèches qui ont prévalu en 2017, les déclassements attribuables au Fusarium n’ont touché que 3,5 % de la production de CWRS l’an dernier.

Le rôle des agriculteurs

Kevin Auch a participé à la mission commerciale en Amérique latine en novembre dernier, mission qui l’a conduit au Chili, au Pérou, en Colombie, en Équateur et au Mexique. Cet agriculteur de Carmangay, en Alberta, à une soixantaine de kilomètres au nord de Lethbridge, indique que les acheteurs qu’il a rencontrés étaient curieux de savoir comment est produit le blé canadien.

« Les gens partout dans le monde sont de plus en plus soucieux de leur santé, alors ils veulent avoir la certitude que lorsque nous utilisons des produits de protection des cultures, nous le faisons correctement », dit M. Auch.

Il ajoute qu’il est très important qu’un agriculteur s’adresse directement aux utilisateurs finaux de blé.

« Nous sommes le visage des agriculteurs canadiens sur ces marchés, dit-il. Les acheteurs étrangers voient que nous sommes des personnes en chair et en os et que nous nous soucions réellement de la qualité et de la salubrité des cultures que nous produisons. »

En conclusion

Les missions commerciales servent à établir et à entretenir des relations, et permettent aux acheteurs de blé de donner de la rétroaction à la chaîne de valeur canadienne. Elles permettent aussi de s’assurer que les cultures satisfont aux attentes des acheteurs en matière de qualité et de salubrité. 


Article par : Neil Billinger