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Décisions difficiles à l’horizon pour les éleveurs de bétail de l’Île-du-Prince-Édouard

  • 1,5 min de lecture

Comme leurs homologues du reste du pays, les éleveurs de bétail de l’Île‑du‑Prince‑Édouard qui utilisent une ration à base de maïs doivent s’attendre à une augmentation des coûts d’alimentation cet hiver.

La tempête post‑tropicale Dorian qui a balayé le Canada atlantique au début du mois de septembre, produisant des rafales de plus de 100 kilomètres à l’heure et déversant plus d’un centimètre de pluie, a entraîné la verse du maïs dans les champs aux quatre coins de l’île, dit Robert Godfrey, directeur général de la Fédération de l’agriculture de l’Île-du-Prince-Édouard.

Les stocks de cultures fourragères sont restreints en raison des retards d’ensemencement attribuables à un printemps froid et humide.

M. Godfrey ajoute que même le maïs qui est resté debout a subi les dommages causés par le vent, et de nombreuses rafles récoltées affichent des taches noires aux endroits où les grains ont tout bonnement cessé de croître. La récolte a été retardée de plusieurs semaines, si bien qu’une grande partie du maïs était encore sur pied lorsqu’une gelée a frappé à la fin septembre, ce qui n’a qu’aggravé les problèmes de qualité.

M. Godfrey indique que plusieurs autres cultures fourragères se font rares en raison des retards d’ensemencement attribuables à un printemps froid et humide.

Harold MacNevin, président de l’association Dairy Farmers of PEI (exploitants de fermes laitières de l’Île-du-Prince-Édouard), indique que les éleveurs de bétail devront acheter des aliments pour animaux cet hiver.

Amanda Miller de l’association PEI Cattle Producers (éleveurs de bétail de l’Île‑du‑Prince‑Édouard) indique que ses membres sont préoccupés, eux aussi.

« Les marges dans le secteur agricole sont extrêmement serrées en ce moment, et pour un éleveur de bétail, les aliments pour animaux représentent le coût le plus important, dit M. MacNevin. Si les prix s’emballent, il y aura peut-être des décisions difficiles à prendre. »

En conclusion

En raison des mauvaises conditions météorologiques enregistrées avant la récolte, certains éleveurs de bétail de l’Île‑du‑Prince‑Édouard ont des stocks restreints d’aliments pour animaux cet hiver. Certains devront peut‑être envisager d’acheter des aliments pour animaux ou de réduire la taille de leurs troupeaux.

Dans le numéro de FAC Express de la semaine prochaine, nous nous pencherons sur la récolte de fourrage dans d’autres parties du pays.

Article par :  Andy Walker