Passer au contenu principal

De meilleures analyses comparatives pour tirer le maximum de vos données

  • 3,5 min de lecture

Les analyses comparatives, c’est-à-dire les comparaisons financières effectuées entre des exploitations similaires, peuvent être utiles pour améliorer les résultats financiers. Toutefois, pour tirer le plus de valeur du travail d’analyse, il est essentiel que les comparaisons soient faites sur les mêmes bases.

Comparer des pommes avec des pommes

Joerg Zimmermann, président de Gestion agricole du Canada, dit que les propriétaires d’entreprise doivent comparer des pommes avec des pommes. Cela est possible seulement si l’on utilise des données financières ou naturelles (comme le nombre de boisseaux à l’acre ou le nombre de porcelets par truie) standardisées. Les analyses effectuées sur plus d’un cycle de culture ou d’élevage fournissent des informations particulièrement utiles. En outre, les analyses sur plusieurs années aident à dégager les tendances et à éliminer les valeurs aberrantes.

Les analyses comparatives exigent une standardisation. Il est important de toujours s’appuyer sur les mêmes bases.

« Considérez-vous les coûts de location comme un coût en capital ou un coût d’exploitation? C’est important de déterminer ce genre de chose dès le départ. Il n’y a pas nécessairement de bonnes et de mauvaises réponses », explique M. Zimmermann. « Les analyses comparatives exigent une standardisation. Il est important de toujours s’appuyer sur les mêmes bases. »

Il est possible d’effectuer des analyses comparatives sur presque tout dans les productions végétales ou animales, y compris les données non financières naturelles comme le nombre de boisseaux à l’acre, le nombre de porcelets par truie et le nombre de kilogrammes de lait par vache. Même s’il est plus facile de comparer des exploitations du même secteur, il est tout de même possible de comparer des exploitations de différents secteurs si l’on emploie les bons paramètres, comme le coût exprimé en pourcentage du revenu plutôt que le rendement en dollars par vache ou par acre.

Le contexte est aussi important

Il peut être justifié d’adopter des mesures d’économie lorsque les coûts de main-d’œuvre sont élevés, sauf si ces coûts ont leur raison d’être, comme dans le cas de salaires payés aux parents dans le cadre d’un plan de succession.

« La simple saisie de données à des fins de comparaisons rapides a peu de valeur. Vous devrez pousser votre analyse plus loin », poursuit M. Zimmermann.

La comparaison de tendances générales entre différentes régions ou pays est également possible.

« Par exemple, en Allemagne, les producteurs de blé ont des coûts d’intrants directs inférieurs à ceux des producteurs de l’Ouest du Canada; par contre, leurs coûts d’équipement sont plus élevés », illustre M. Zimmermann.

Sachant cela, les producteurs de l’Ouest du Canada peuvent alors concentrer leurs efforts sur les intrants et d’autres aspects de la production agricole où ils sont généralement moins efficients plutôt que sur la réduction des coûts d’équipement, lesquels sont déjà relativement faibles.  

« Les fermes les plus rentables ne sont pas nécessairement celles qui obtiennent les rendements les plus élevés; leurs propriétaires portent une plus grande attention aux résultats financiers. Ils analysent les grandes tendances, puis orientent stratégiquement leur exploitation pour tirer davantage de chaque dollar investi », souligne M. Zimmermann.

Consulter des pairs, des conseillers et des ressources

Les données nécessaires pour effectuer des comparaisons opérationnelles peuvent provenir de diverses sources. Les institutions financières et les firmes d’experts-conseils constituent un bon point de départ puisqu’elles utilisent fréquemment les données agrégées de leurs clients à cette fin.

« Ça serait bien d’avoir des données nationales standardisées », convient M. Zimmermann, ajoutant qu’il existe déjà des groupes formés de pairs dans d’autres pays qui ont adopté cette approche.

En effet, les groupes de pairs, et même des voisins qui sont sur la même longueur d’onde, sont en eux-mêmes des sources possibles.

« Si vous effectuez des analyses comparatives opérationnelles, vous devez être ouvert d’esprit. Le but des analyses comparatives n’est pas de dire qu’on est le meilleur, mais de déceler les points faibles afin de les améliorer. »

En conclusion

Les analyses comparatives peuvent améliorer les résultats financiers des exploitations agricoles, mais il est crucial d’être cohérent. Selon les experts, cela veut dire qu’il faut utiliser des données standards prédéterminées et analyser plus d’un cycle de production végétale ou animale, les données non financières pouvant également être comparées. Tenez compte du contexte, conseillent-ils, et résistez à la tentation de simplement saisir des données dans une feuille de calcul.

Article par : Matt McIntosh