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Mise à jour économique relative au secteur des aliments et des boissons : La campagne de vaccination suscite l’optimisme

  • 2 min de lecture

La mise à jour trimestrielle de FAC sur l’économie et les marchés financiers fournit un aperçu de l’environnement économique au Canada et à l’échelle mondiale afin que les entreprises puissent prendre des décisions éclairées. De façon générale, la campagne de vaccination contre la COVID-19 et le relâchement des restrictions suscitent de l’optimisme à l’égard des économies canadienne et mondiale.

PIB

En 2021, le PIB du Canada devrait croître de 6,2 %, grâce entre autres à l’exportation des produits de base.

Les attentes élevées concernant la croissance du PIB constituent une bonne nouvelle pour les fabricants de produits alimentaires et de boissons; les comptes bancaires des gens étant plus garnis, les dépenses de consommation devraient augmenter lors des troisième et quatrième trimestres.

La reprise de la consommation des ménages et le rebond du secteur des services favoriseront la croissance du PIB dans la dernière moitié de l’année. La croissance du PIB au troisième trimestre est estimée à 6,5 % en glissement annuel.

De nouvelles entreprises pourraient inonder le marché en raison des occasions d’affaires découlant des pénuries de biens de consommation, notamment dans le secteur de la fabrication de produits alimentaires.

Dollar canadien

La valeur du dollar canadien devrait s’établir en moyenne à 81,30 $ US en 2021, ce qui pourrait avoir une incidence sur les exportations, car les produits canadiens ne sont pas aussi concurrentiels à l’échelle mondiale lorsque le cours du huard est plus élevé.

La vigueur accrue du dollar est toutefois avantageuse pour les fabricants qui importent des intrants des États-Unis.

Inflation

La hausse de l’inflation et les augmentations des taux d’intérêt qui pourraient en résulter représentent un enjeu pour le secteur des aliments et des boissons, car elles font grimper le coût d’emprunt.

Au Canada, l’inflation mesurée par l’IPC devrait se situer en moyenne à 2,3 % en 2021, culminant à plus de 3 % au cours de l’été pour ensuite diminuer à l’automne.

Bien que le taux de financement à un jour de la Banque du Canada devrait rester inchangé à 25 points de base en 2021, il devrait augmenter en 2022. Les taux d’intérêt à long terme pourraient grimper en raison des pressions inflationnistes.

Expédition

Les problèmes d’expédition et de transport persistants pourraient susciter des inquiétudes au cours de l’été chez les exportateurs de produits alimentaires canadiens.

Une pénurie de conteneurs, qui touche plus particulièrement ceux qui font du commerce avec l’Asie, a fait bondir le Baltic Dry Index de 11,8 % depuis le début de l’année, ce qui a entraîné une flambée des coûts du transport maritime qui en sont à leur plus haut niveau en cinq ans.

En 2020, près de 10 % des ventes de produits agricoles et alimentaires canadiens, à l’exception du poisson, découlent des exportations en Asie. La capacité de fabrication de la Chine est maintenant supérieure à ce qu’elle était avant la pandémie, ce qui crée un déséquilibre commercial auquel la chaîne d’approvisionnement nord-américaine n’est pas habituée.

Exerçant ses activités sans imposer de restrictions aux travailleurs en raison de la COVID-19, le port de Shanghai est 60 % plus productif que le port de Los Angeles; par conséquent, les producteurs asiatiques paient de forts prix pour accélérer le retour des conteneurs et des navires.

Le pourcentage du total des conteneurs (mesuré en équivalent vingt pieds ou EVP) exportés à vide augmente depuis des années, mais il a atteint son plus haut niveau en 2021, notamment 75 % dans le port de Los Angeles et 49 % dans le port de Vancouver.

Dans le port de Vancouver, le pourcentage de conteneurs EVP exportés à vide est passé à 43 % au premier trimestre de 2021, ce qui représente une hausse considérable par rapport à 25 % à la même période l’année précédente.

Le temps nécessaire pour charger et décharger un train qui arrive au port a également augmenté, passant d’un seuil optimal de trois jours à cinq jours, mais les problèmes de transport devraient s’estomper graduellement au fur et à mesure que les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement nord-américaine se dissiperont.

Les exportateurs ont déjà ressenti les effets de la hausse des coûts de transport dans le Pacifique et des retards dans les ports.

En conclusion

La croissance d’un PIB déjà bien établi qui devrait demeurer vigoureuse est une bonne nouvelle pour les fabricants de produits alimentaires et de boissons au Canada – les comptes bancaires des gens étant garnis, les dépenses de consommation devraient augmenter lors des troisième et quatrième trimestres. Parallèlement, la hausse de l’inflation et les augmentations des taux d’intérêt susceptibles de s’ensuivre pourraient accroître le coût d’emprunt.


Article par : Richard Kamchen