Assurer la sécurité des enfants à la ferme pendant la COVID-19

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La fermeture des écoles et des garderies pour freiner la propagation de la COVID-19 confine à la maison des milliers d’enfants partout au pays, y compris ceux qui vivent dans les fermes.

Dans la plupart des exploitations agricoles, le travail à proximité d’enfants n’est pas inhabituel. Or, le printemps, qui est une période de l’année occupée sur la ferme, est à nos portes. Des mesures de sécurité accrues pourraient donc être nécessaires pour protéger les jeunes enfants qui vivent à proximité des installations.

Les familles agricoles en auto-isolement pourraient envisager de demander à un proche en santé de vivre avec elles pour les aider à s’occuper des enfants.

Robin Anderson, coordonnatrice des communications à l’Association canadienne de sécurité agricole (ACSA) affirme que les familles agricoles en auto-isolement pourraient envisager de demander à un proche en santé de vivre avec elles afin de les aider à s’occuper des enfants. Elles pourraient également partager les tâches avec les voisins afin qu’un parent soit disponible pour garder les enfants. 

« Chaque exploitation présente des besoins et des risques particuliers associés à la garde d’enfants », explique Mme Anderson.

Prévention des blessures

Mme Anderson ajoute qu’il est essentiel de créer des aires de jeu sécuritaires et d’assurer une supervision afin d’éviter que les enfants ne se blessent en milieu agricole. Si vous prévoyez demander à vos enfants d’âge scolaire de vous donner un coup de pouce à la ferme, mais que vous n’êtes pas certain qu’une tâche soit adaptée à l’âge de votre enfant, l’ACSA fournit un cadre décisionnel pour 10 des tâches qui sont les plus fréquemment associées aux blessures chez les enfants. 

Lorsque les enfants sont assez âgés pour prêter main-forte, l’ACSA demande instamment aux familles de suivre ses Directives de travail pour les jeunes en agriculture.

La pression prévue exercée par la COVID-19 sur le secteur de la santé risque de limiter les ressources médicales qui sont habituellement disponibles. L’ACSA recommande de faire un effort concerté pour assurer la sécurité à la ferme. 

« Prévenir les blessures et rester en bonne santé et en sécurité est une chose que nous pouvons faire non seulement pour nous-mêmes mais aussi pour nos familles, nos fermes et nos communautés », déclare Mme Anderson.

Parlez-en

Il est également important d’aider les enfants et les adolescents à prendre soin de leur santé mentale en cette période de grande incertitude. 

Mme Anderson encourage les parents à parler à leurs enfants de la COVID-19 et elle les invite à consulter la section à l’intention des parents du site Web du Center for Disease Control des États-Unis (en anglais seulement). Le CDC souligne que si tout le monde est différent, des réactions comme le retour à des comportements plus jeunes, l’adoption de mauvaises habitudes en matière d’alimentation ou de sommeil ou l’évitement d’activités qu’ils aimaient auparavant peuvent être de signes de stress.

Le CDC recommande également aux parents de discuter avec leurs enfants et de leur communiquer des renseignements provenant de sources fiables, telles que Santé Canada, afin de les aider à dissiper leurs inquiétudes.

Elaine Froese, agricultrice et planificatrice en transition de fermes familiales indique qu’avec la pandémie de COVID-19, il est nécessaire de créer un sentiment d’espoir et de communauté entre les familles agricoles et les Canadiens. Elle recommande de demeurer en contact, que ce soit par téléphone ou par vidéo. 

« Semez les graines de l’espoir et écoutez les préoccupations des autres », conclut Mme Froese. 

En conclusion

Les enfants effectuent un retour imprévu à la ferme alors que les écoles et les garderies du pays ferment leurs portes pour empêcher le virus de la COVID-19 de se propager. Cet afflux implique de mettre en place des mesures de sécurité accrues à l’approche des travaux printaniers ou d’envisager d’autres options pour prendre soin des enfants, comme le partage des tâches avec des voisins et la surveillance des enfants à tour de rôle. Les experts insistent sur le fait qu’il est aussi important d’être attentif à la santé mentale de ses enfants et de parler avec eux de la pandémie afin de calmer leur anxiété. 

Article par: Richard Kamchen