Les recettes des cultures de 2017 demeurent stables en raison d’une conjoncture contrastée

Les producteurs de cultures ont affiché d’excellents résultats en 2016, et ce, malgré les conditions météorologiques difficiles enregistrées dans l’Ouest canadien, selon Statistique Canada. Les recettes totales des cultures ont été supérieures de 5,8 % à celles de 2015 grâce à la hausse des recettes du canola (+15 %), du maïs (+11 %), des pois (+68 %) et du soja (+21 %). Les recettes des pommes de terre ont pour leur part progressé de 12 % en 2016.

Je m’attends à ce que les recettes des cultures commerciales demeurent élevées en 2017; elles devraient être supérieures de 1 % à celles de 2016 dans l’Est du Canada, mais elles pourraient diminuer de 1 % dans l’Ouest canadien.

Les recettes des cultures commerciales demeurent élevées dans l’Est du Canada  

L’offre mondiale de maïs et de soja augmentera en 2017‑2018, ce qui entraînera une baisse généralisée des prix aux États-Unis. La production de ces deux cultures au Canada devrait croître considérablement si les intentions d’ensemencement initiales s’avèrent exactes. Le dynamisme de la production de bétail devrait soutenir la demande nationale d’aliments pour animaux. De façon générale, la production accrue de maïs et de soja sera contrebalancée par des prix réduits, si bien que les recettes des cultures n’augmenteront que légèrement en 2017.

Diminution des recettes des céréales et des oléagineux dans l’Ouest canadien

Les recettes des céréales et des oléagineux dans l’Ouest canadien demeureront particulièrement élevées, et ce, malgré une diminution possible de 1 %. Les intempéries de 2016 auront une incidence sur les recettes de 2017 en raison de la qualité réduite des cultures commercialisées. Les conditions météorologiques continueront d’avoir des répercussions sur les recettes des cultures en 2017; en effet, les premières estimations indiquent que 5 % des acres en Saskatchewan (en anglais seulement) ne seront pas ensemencés. L’offre abondante de blé continuera d’exercer une pression à la baisse sur les prix du blé. Cela dit, il y a aussi des tendances positives. La vigueur soutenue du marché du canola au Canada et dans le monde continuera de soutenir les revenus au titre des cultures. Les recettes des légumineuses demeurent sensibles à la conjoncture dans les grands pays producteurs. Ainsi, il apparaît peu probable que les producteurs indiens reproduisent leur exploit de 2016‑2017 en matière de production.

Les revenus provenant de la vente de pommes de terre devraient diminuer par rapport à ceux de 2016

Les recettes des pommes de terre devraient diminuer de 1 % en 2017. En Ontario, la production se rétablira à des niveaux normaux. Le dollar canadien continuera de soutenir les prix des pommes de terre au Canada et de favoriser les exportations aux États-Unis et dans le monde. Au sud de la frontière, la production de pommes de terre devrait augmenter après avoir diminué en 2016, ce qui devrait entraîner une légère baisse des prix pour la nouvelle récolte.

Comment ces projections vous touchent-elles?

La faiblesse relative du dollar canadien continuera d’avoir un effet positif sur les recettes des cultures, mais surveillez quand même l’évolution du huard. Si celui-ci dépasse la valeur moyenne que nous projetons pour 2017, soit 0,75 $ US, les prix payés aux producteurs diminueront et notre production sera désavantagée par rapport aux marchandises concurrentes sur les marchés d’exportation.

Élaborez différents scénarios de prix et de production pour déterminer votre propension au risque et établissez les plans de gestion du risque qui sont adaptés à votre exploitation.

Craig Klemmer

Craig Klemmer

Économiste agricole principal

Craig Klemmer a commencé sa carrière à FAC en 2009 en tant qu’économiste agricole. Il se spécialise dans la surveillance et l’analyse de l’environnement macroéconomique, la modélisation de l’état de santé de l’industrie et la prestation d’analyses des risques liés à l’industrie. Avant son arrivée à FAC, il a travaillé à la Direction de l’élevage du ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan. M. Klemmer est titulaire d’une maîtrise en agroéconomie de l’Université de la Saskatchewan.

@CraigKlemmer

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