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Dans ce numéro - Le 11 août 2017

Planifiez l’entreposage des cultures avant la récolte 

Craig Lester

Alors que la période de récolte s’amorce, il est certes important de faire la moisson, mais il est tout aussi important de prêter attention à la méthode et au lieu d’entreposage des cultures.

Angela Brackenreed, spécialiste en agronomie au Conseil canadien du canola, souligne que les producteurs travaillent d’arrache-pied pour entreposer leurs cultures et qu’il est déplorable de voir la qualité se dégrader dans les silos d’entreposage.

L’importance de planifier

En effet, les producteurs doivent réfléchir à beaucoup de choses au sujet de l’entreposage avant même le début du moissonnage.

« Assurez-vous que les cultures sont exemptes d’impuretés, notamment d’insectes, d’autres grains et de moisissure », dit Mme Brackenreed.

Au moment de la récolte du canola, la priorité devrait être de maintenir le taux d’humidité et la température à un bas niveau, précise-t-elle.

« Il est crucial, pour entreposer le canola dans des conditions sûres, d’en réduire la teneur en eau à 8 % et, idéalement, d’abaisser la température du grain à 15 °C ou moins. »

Kevin Serfas, agriculteur de la région de Lethbridge, en Alberta, a récolté son orge plus tôt que d’habitude cette année.

Faire preuve d’innovation

S’il surveille de près le grain entreposé pour s’assurer que l’humidité et la température sont basses, il a aussi trouvé une solution novatrice pour faciliter la récolte, tout en gérant ce qui est entreposé dans ses cellules.

« Au début de la récolte, la température du grain oscillait entre 35 et 36 °C. Nous n’étions donc pas très enthousiastes à l’idée de mettre le grain dans des cellules d’aération pour le refroidir, parce que nous avons besoin de ces cellules plus tard pendant la récolte, fait valoir M. Serfas. Dans ce contexte, la solution était de nous assurer de vendre ce grain dès l’étape de la récolte, avant l’entreposage. »

Il indique que cette stratégie s’avère assez efficace pour un certain pourcentage des cultures, et que l’essentiel est de planifier la quantité qui sera vendue dès l’étape de la récolte et la quantité qui sera entreposée.

« L’entreposage a un coût, affirme M. Serfas. Le prélèvement des cultures dans les cellules a un coût. Le transport par camion à destination et en provenance des cellules a aussi un coût, sans compter que la construction des cellules est dispendieuse. »

En bref

Selon Mme Brackenreed, il est important, à des fins de contrôle, de tenir des registres précis des cultures qui sont entreposées dans chaque cellule et de leur état durant l’entreposage.

« Nous pouvons oublier rapidement l’état des grains que nous entreposons dans chaque cellule, de même que le contenu de chaque cellule, dit-elle. C’est pourquoi il est important de tenir des registres précis qui vous permettent de savoir, par exemple, que la cellule D nécessite une attention particulière et doit être surveillée de plus près que la cellule A. »

Les acres non ensemencés dans les Prairies le printemps dernier pourraient entraîner une augmentation des semis de cultures d’hiver

Richard Kamchen

Davantage de céréales d’hiver pourraient être semées dans des régions non traditionnelles où les champs étaient trop humides pour être ensemencés le printemps dernier; toutefois, les conditions extrêmement sèches qui prévalent ailleurs pourraient faire obstacle à un accroissement généralisé de la superficie consacrée aux cultures d’hiver.

De nombreux producteurs de l’Alberta et de la Saskatchewan qui n’ont pas été en mesure d’ensemencer le printemps dernier envisagent maintenant de semer des céréales d’hiver, affirment Clair Langlois, spécialiste en vulgarisation en matière de céréaliculture au ministère de l’Agriculture de l’Alberta, et Paul Thoroughgood, agronome de la Western Winter Wheat Initiative.

Les producteurs de l’Alberta ont été les plus durement touchés par les conditions humides au printemps. Jusqu’à 900 000 acres n’ont pas été ensemencés dans les régions de la rivière de la Paix, du Centre-Ouest et du Centre-Est de la province, ainsi que dans certaines régions du Centre-Sud de l’Alberta, en raison des champs détrempés, explique M. Langlois.

Les sols saturés d’eau ont aussi entravé l’ensemencement dans certaines régions du Nord-Est et du Nord-Ouest de la Saskatchewan.

Premier essai

Pour ce qui est des producteurs qui n’ont pas pu ensemencer au printemps, semer du blé d’hiver représente pour plusieurs une expérience qu’ils ont toujours voulu tenter, mais qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de faire par les années passées, ne pouvant pas planter les semis à temps, indique M. Langlois.

« Pour la majorité des producteurs qui sèmeront du blé d’hiver sur leurs acres non ensemencés, ce sera un premier essai ou, à tout le moins, la première fois depuis fort longtemps », mentionne M. Thoroughgood.

Un autre facteur incitatif pour les producteurs est le rendement supplémentaire tiré de cette culture, ou simplement le fait d’exploiter leur terre, ajoute M. Langlois.

« Bon nombre des champs qu’ils n’ont pas ensemencés au printemps sont souvent les champs les plus humides, et avec ces sols présentant une si grande humidité, même aujourd’hui, il est attrayant de les ensemencer, tandis que leur niveau d’humidité est à son plus bas », explique-t-il.

Diminution de la superficie dans d’autres régions

Cependant, la superficie consacrée aux céréales d’hiver dans d’autres régions des Prairies est susceptible de diminuer cette saison.

Les conditions sèches dans des régions au sud des Prairies se traduisent par une progression rapide des opérations de récolte, mais historiquement, les producteurs hésitent à semer des cultures d’hiver lorsque le sol est très sec, souligne M. Thoroughgood.

Toutefois, il vaut mieux pour les producteurs de semer dans des sols secs que d’attendre la pluie, explique-t-il.

En bref

Selon M. Thouroughgood, si les producteurs attendent qu’il pleuve, au moment où les sols seront à nouveau assez secs pour pouvoir être ensemencés, les semences n’auront plus aucune chance de germer.

« J’ai ensemencé jusqu’à présent 18 cultures de blé d’hiver, et dans plus de la moitié des cas, j’ai semé dans des sols secs et durs, affirme M. Thoroughgood. Il est arrivé une seule fois que les cultures ne lèvent pas à l’automne, et c’est parce qu’il n’avait pas plu avant la mi-octobre. »

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’ensemencement des céréales d’hiver dans les superficies qui n’ont pas été ensemencées le printemps dernier, veuillez consulter le site Web de la Western Winter Wheat Initiative (en anglais seulement).

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