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Dans ce numéro - Le 16 juin 2017

Mesures et outils pour atténuer les risques liés à l’ensemencement tardif 

Richard Kamchen

L’ensemencement tardif dans certaines parties de l’Alberta accroît le risque lié au gel automnal, mais il existe des mesures et des outils que les producteurs peuvent employer pour atténuer les risques auxquels ils sont confrontés.

« Certains producteurs choisissent des cultures précoces comme l’orge », indique Neil Whatley, spécialiste provincial des cultures. « Et si l’orge s’avérait de faible qualité, elle pourrait toujours être utilisée pour nourrir le bétail. L’orge et l’avoine peuvent servir de fourrage ou de fourrage vert, et elles conviennent pour le pâturage en andain, au besoin. »

En date du 6 juin, la région de la rivière de la Paix affichait le retard le plus important au chapitre de l’ensemencement; les semis n’étaient effectués qu’à 71 % comparativement à la moyenne sur 5 ans, qui est de 99,8 % pour cette date. Dans les régions du Nord-Est et du Nord-Ouest, l’ensemencement accusait un retard d’environ 9 % par rapport à la moyenne.

Développement végétatif accéléré

L’ensemencement en juin suppose un risque accru de dommages causés par le gel à l’automne, mais signifie aussi un mûrissement accéléré.

« Les cultures semées tardivement accumulent les unités thermiques plus rapidement et gagnent ainsi de cinq à huit jours. »

Par exemple, une culture comme l’orge qui parvient à maturité en 95 jours pourrait prendre de 87 à 90 jours pour y parvenir parce que les journées sont plus longues et plus chaudes, explique-t-il.

L’ensemencement à faible profondeur dans des sols chauds et humides se traduit aussi par une germination plus rapide.

Le compactage du sol est aussi important, et un bon contact sol-semence permet aux graines de bien absorber l’eau et de germer rapidement.

Les épandages d’engrais accélèrent aussi le développement végétatif.

« Le phosphore a un effet stimulant sur la croissance des plantes et les aide à partir du bon pied », dit M. Whatley.

Jours de gel

Le gel est un facteur important à garder à l’esprit lorsqu’il s’agit de déterminer s’il est trop tard pour semer, et le ministère de l’Agriculture de l’Alberta offre deux outils précieux aux producteurs.

Le premier est une fiche d’information intitulée Freezing Date Probabilities (en anglais seulement), qui indique les dates moyennes du premier gel automnal.

Le deuxième est un visualiseur de données en ligne (en anglais seulement) qui permet de consulter des données actuelles et historiques provenant de stations météorologiques de l’Alberta.

« Si vous avez des préoccupations au sujet de l’ensemencement tardif et que vous vous demandez quel est le risque qu’une gelée automnale se produise dans votre région, consultez notre visualiseur, cliquez sur quelques stations météorologiques, et vous obtiendrez des graphiques détaillés qui illustrent l’évolution quotidienne des probabilités à l’automne. Vous serez ainsi mieux à même de déterminer votre risque », indique Ralph Wright, agrométéorologue en chef au ministère de l’Agriculture de l’Alberta.

Les agriculteurs sont invités à donner leur avis au sujet de la politique alimentaire nationale 

Owen Roberts

Le gouvernement du Canada est en train d’élaborer la toute première politique alimentaire nationale.

Des consultations sont en cours, dont un sondage en ligne, et un sommet national sur la politique alimentaire se tiendra les 22 et 23 juin prochains à Ottawa. Les consultations se termineront à l’automne, suivies de la publication d’un rapport sommaire des commentaires, puis de l’adoption de la politique elle-même.

Établissement d’une vision à long terme

Le gouvernement fédéral estime qu’une politique alimentaire constitue une façon d’aborder les enjeux liés à la production, à la transformation, à la distribution et à la consommation des aliments. La politique établira une vision à long terme pour la réalisation des objectifs sanitaires, environnementaux, sociaux et économiques en matière d’alimentation tout en déterminant les mesures que nous pouvons prendre à court terme.

Par ailleurs, le gouvernement fédéral souhaite rassembler des témoignages basés sur une grande variété d’expériences et de perspectives en consultant des Canadiens et des organisations canadiennes qui affrontent les enjeux de l’alimentation. À cette fin, il sollicite la contribution des Canadiens concernés, notamment les groupes et les personnes qui se soucient de l’accès à la nourriture, de la consommation d’aliments sains et salubres ainsi que de la relation entre l’agriculture, l’environnement et l’économie.

Sondage en ligne

Les producteurs et les grands éleveurs à l’échelle du pays sont invités à participer au volet en ligne des consultations, en répondant au sondage qui orientera la politique. Le sondage comporte quatre thèmes distincts :

  • Améliorer l’accès à des aliments abordables;
  • Améliorer la salubrité des aliments et la santé;
  • Produire une plus grande quantité d’aliments de qualité supérieure;
  • Préserver la qualité des sols, de l’eau et de l’air.

« Chaque acteur de la chaîne de valeur des produits alimentaires doit être pris en compte dans l’élaboration d’une politique nationale, à commencer par les agriculteurs et les grands éleveurs qui produisent nos aliments d’un bout à l’autre du Canada », déclare Bruce Buttar, directeur de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario. « Il était grand temps que nous adoptions une politique alimentaire intégrée qui met l’accent sur la salubrité, l’accessibilité et la durabilité des aliments. »

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L'actualité ALIMENTAIRE

 

Allison Finnamore

Allison Finnamore

Rédactrice en chef

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