Pendant ce temps au Canada (partie II)

Analyse du marché

Aperçu

  • L’Ontario n’est pas en reste avec le rapport sur son site internet
  • La Financière agricole fait aussi un rapport très qualitatif et sommaire de la situation
  • Il faut souligner les efforts fournis par les différents paliers de gouvernement à travers le Canada pour suivre l’évolution et les conditions des récoltes au pays

Dans cette édition, je continue à me pencher sur les différents rapports publiés au Canada concernant la progression des récoltes en sol canadien.

Le rapport de la province du Manitoba est certes complet, mais ne comporte ni présentation visuelle, ni estimation des rendements à venir. Il faut souligner le rapport météorologique qui donne un bon aperçu des unités thermiques dans le maïs à ce jour et la quantité de précipitation tombée depuis le début des semis. Ces données (en anglais seulement) peuvent aider un producteur dans l’estimation de la récolte à venir.

L’Ontario n’est pas en reste avec ce rapport (en anglais seulement) sur son site internet.

Le rapport demeure très qualitatif dans sa présentation et dans sa forme. Quelques cartes météo ou des tableaux auraient été intéressants à présenter aux lecteurs. Cependant, l’auteur possède de solides assises agronomiques et propose des solutions à divers problèmes pouvant surgir selon les conditions en cours. Il suggère des idées concernant les arrosages, les équipements, etc.

Le Québec présente ce rapport à travers son service de l’Institut de la statistique du Québec.

Ou encore cet exemple précis dans le maïs-grain.

Le rapport publié une fois par mois seulement n’est pas visuellement le plus attrayant ou le plus accessible pour trouver toutes les informations voulues. Au moins, le tableau propose toutes les données souvent requises : la progression des semis, le stade de croissance, la progression des récoltes et les conditions climatiques au cours desquelles les stades de développement se déclinent. Ils seraient intéressants, encore une fois, de comparer avec les années précédentes rapidement selon les conditions enregistrées. Sinon, la publication de quelques perspectives sur les rendements attendus serait appréciée par les producteurs québécois.

La Financière agricole fait aussi un rapport très qualitatif et sommaire de la situation.

Il faut souligner les efforts fournis par les différents paliers de gouvernements à travers le Canada pour suivre l’évolution et les conditions des récoltes au pays.

Publiée de façon bimensuelle, la publication comporte plusieurs données sur toutes les productions agricoles du Québec, ainsi que des compensations financières sur les dommages encourus par les producteurs dans les régions du Québec.

Le Nouveau-Brunswick propose aussi sa version de la mise à jour des récoltes de la province.

Le rapport ressemble à celui de l’Ontario, mais dans un format beaucoup plus succinct. En fait, le rapport tient sur une page et traite de tous les grains et autres produits agricoles de la province. Il faut imaginer que les terres plus restreintes font en sorte que les gouvernements n’investissent pas autant dans les outils de suivi sur les grandes cultures et préfèrent investir davantage dans les domaines dans lesquels elles ont un avantage compétitif. En fait, les provinces maritimes sont toutes dans la même situation.

En conclusion, il faut souligner les efforts fournis par les différents paliers de gouvernements à travers le Canada pour suivre l’évolution et les conditions des récoltes au pays. Il y a loin de la coupe aux lèvres par rapport aux efforts déployés par le USDA, mais il serait intéressant de trouver une collaboration entre chacune des organisations afin de mettre en commun les meilleures pratiques pour offrir des outils de planification aux producteurs canadiens.

Frédéric Hamel est présentement directeur, Stratégie commerciale chez TRT-ETGO, professeur en formation continue à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe et consultant en environnement et gestion des risques. Provenant du milieu rural, il a travaillé dans sa jeunesse dans plusieurs entreprises agricoles de sa région de la vallée du Richelieu.

Détenteur d’un baccalauréat en finance et du titre de CFA (analyste financier agréé), il a travaillé à FIMAT, à la Banque Royale et à MF Global en gestion des risques financiers pour les entreprises. En tant que gestionnaire spécialisé en produits dérivés (GSPD), titre octroyé par l’Institut canadien des valeurs mobilières, il propose différentes structures de gestion de prix (contrepartie) sur les denrées et autres commodités à des entreprises clientes et à des producteurs agricoles. De plus, il s’intéresse activement au marché émergent des crédits carbone et autres crédits environnementaux en Amérique du Nord.

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