L’art inestimable de détecter les maladies dans les troupeaux de bovins

Selon un vétérinaire du Sud de l’Alberta, un nombre croissant d’éleveurs doivent recevoir une formation sur la façon de diagnostiquer et de traiter les maladies chez les veaux.

Le docteur Steve Hendrick de Coaldale indique que cette tendance résulte d’un contexte démographique où le nombre de personnes qui grandissent dans le milieu de l’élevage ne cesse de diminuer.

« De plus en plus, nous donnons de la formation à des gens qui n’ont jamais été en contact avec des animaux d’élevage et qui occupent tout à coup un poste où ils doivent identifier ces animaux, alors nous leur fournissons de l’encadrement et de l’orientation pour les aider à accomplir leur travail », résume M. Hendrick.

L’expérience compte

M. Hendrick croit que la capacité de repérer précocement les veaux malades est un art, que maîtrisent les bouviers expérimentés.

« La boiterie est un symptôme assez évident, mais il y a d’autres états pathologiques qui sont plus difficiles à repérer, et il faut une formation et un encadrement approfondis pour savoir quels signes chercher parce que cela nécessite entre autres une bonne connaissance des comportements anormaux chez les bovins. »

Ce facteur n’échappe pas à Jared Sherman, gestionnaire des bovins de l’entreprise Soderglen Ranches.

Selon lui, même si l’on s’assure que tous les employés du ranch possèdent de bonnes connaissances scientifiques, c’est l’étendue de l’expérience et le temps passé chaque jour en compagnie des bovins qui leur permet vraiment de comprendre leur troupeau, dont les comportements normaux des animaux et leurs habitudes lorsqu’ils tombent malades.

Bonnes et mauvaises journées

« Un employé qui est en contact avec les bovins seulement lorsqu’ils sont en bonne santé ne repérera pas les changements subtils en cas de maladie, alors les symptômes passent inaperçus jusqu’à ce que le mal soit fait et que des problèmes de mortalité s’installent, dit M. Sherman. Il faut du temps, de l’encadrement et de l’expérience pour être capable de repérer précocement les symptômes de maladies chez les bovins. »

En conclusion

Il est admis que le temps et l’expérience aident à détecter précocement les maladies chez les bovins, mais les nouveaux venus dans l’industrie admettent avoir besoin de formation et prennent des mesures pour en apprendre davantage sur les animaux qu’ils soignent auprès de professionnels.

Article par: Craig Lester