Adoption de nouvelles technologies : quels facteurs faut-il prendre en considération?

Durant l’hiver, vous découvrirez assurément de nouvelles technologies, que ce soit à des salons commerciaux, dans des publications traitant d’agriculture ou en discutant avec d’autres producteurs. Vous envisagerez peut-être de les utiliser dans votre ferme au cours de l’année à venir. Certaines seront discrètes, mais d’autres pourraient transformer radicalement la façon dont vous travaillez. À quelle vitesse les adopterez-vous?

Les spécialistes en sciences sociales répartissent les personnes qui adoptent les nouvelles technologies en cinq catégories :

  1. Innovateurs
  2. Premiers adeptes
  3. Majorité précoce
  4. Majorité tardive
  5. Retardataires
Innovateur ou retardataire? Où vous situez-vous sur l’échelle d’adoption de nouvelles technologies?

Bien entendu, une personne peut faire partie de la catégorie des innovateurs ou des premiers adeptes d’une technologie donnée, mais de la majorité tardive ou des retardataires lorsqu’il s’agit d’une autre technologie.

Cette caractérisation part du principe que la technologie en question est avantageuse et finira par devenir la norme, ce qui bien sûr n’est pas toujours le cas. Les innovateurs, ainsi que les premiers adeptes, prennent un risque et devraient posséder les ressources financières suffisantes pour absorber les pertes en cas d’échec de la technologie. C’est pourquoi les avant-gardistes sont parfois considérés comme ceux qui montent au front.

À l’opposé, s’il semble peu flatteur d’être considéré comme retardataire, il arrive qu’une personne soit si loin derrière la majorité tardive qu’elle finit par devancer tous les autres. Par exemple, les fermes qui comptent des poulets élevés en plein air et des porcs logés en groupes ont peut-être déjà été considérées comme retardataires.

Il n’est pas facile de savoir quelles technologies connaîtront du succès et quand nous devrions les adopter. Le meilleur conseil est peut-être de garder l’esprit ouvert, de bien faire vos recherches, d’établir la mesure dans laquelle le changement peut influer sur d’autres aspects de votre exploitation et, plus important encore, d’effectuer des calculs.

D’après un article de l’AgriSuccès (novembre 2018) par Kevin Hursh.