Observez les pratiques exemplaires d’entreposage pour avoir du grain de première qualité

Une autre récolte est terminée, et on invite les producteurs à suivre les pratiques exemplaires d’entreposage pour préserver la réputation dont jouit le Canada pour la qualité constante et la salubrité de ses grains.

« En tant que pays exportateur, nous sommes dans une situation délicate », dit Brenna Mahoney, porte-parole de Cereals Canada. « Nous sommes réputés pour la qualité constante de nos grains, mais nous faisons aussi face à une vive concurrence. »

Les pays importateurs ont des règlements stricts sur les teneurs en mycotoxines ainsi que des normes rigoureuses sur les résidus, et ils surveillent de plus en plus près ce qui se passe dans les fermes, souligne-t-elle.

Nettoyage des cellules

Cereals Canada exhorte les producteurs à bien nettoyer leurs cellules avant d’y entreposer du grain et de s’assurer qu’elles sont exemptes de semences traitées (qui contiennent des pesticides) et de protéines animales comme des farines de sang et d’os.

La propreté des cellules d’entreposage réduit le risque d’infestation par des insectes, ajoute Joy Agnew, gestionnaire de projet des services de recherche agricole du Prairie Agricultural Machinery Institute (PAMI).

Séchage du grain

Au moment de la récolte, l’état des cultures des Prairies était inégal, et il y a certaines mesures à prendre pour éviter que leur qualité se détériore.

Le grain gourd ou humide doit être asséché, et les teneurs élevées en eau nécessitent l’utilisation d’un dispositif de séchage à air chaud, explique Mme Agnew.

À l’inverse, si le grain était chaud lors de l’entreposage, il est indispensable de le refroidir.

« Si le refroidissement naturel par l’air ambiant est insuffisant, vous devrez probablement retourner le grain, ou mieux encore, l’aérer », ajoute Mme Agnew.

Température et teneur en eau

La température et la teneur en eau du grain ont une incidence sur la présence et la prolifération des insectes, des mites, des moisissures et des champignons, d’où la nécessité de les réguler.

La température cible pour tous les grains est d’environ 15 °C ou moins, mais la teneur en eau idéale varie d’une culture à l’autre.

Dans le cas du canola, le Conseil canadien du canola considère qu’une teneur de 8 % représente un faible risque, et dans le cas du lin, le Flax Council établit la teneur en eau pour un entreposage de longue durée à moins de 10 %.

« La teneur en eau idéale des céréales est d’environ 14 %, et celle des légumineuses varie de 13 % à 16 % », dit Mme Agnew.

Surveillance

La seule façon de déterminer ce qui se passe à l’intérieur des cellules et si des problèmes y apparaissent est d’exercer une surveillance.

« Heureusement, il existe plusieurs technologies comme des sondes et des câbles capteurs enfouis dans le grain », mentionne Mme Agnew.

La Commission canadienne des grains préconise une surveillance régulière du grain entreposé afin de détecter les points chauds et de contrôler les populations d’insectes, et recommande de prélever des échantillons de grain au centre du silo à une profondeur de 30 à 50 centimètres de la surface.

Le Conseil du canola recommande pour sa part de vérifier les signes d’altération en retirant entre un tiers et la moitié du canola de la cellule, par rotation.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le nettoyage des cellules, consultez les sites Web de Cereals Canada, du Conseil canadien du canola et du PAMI (deux derniers sites en anglais seulement).

En conclusion

Les pratiques exemplaires d’entreposage du grain permettent de maintenir la qualité des cultures entreposées pendant de longues périodes et de préserver l’excellente réputation du Canada face à la concurrence grandissante. 

Article par : Richard Kamchen