La planification de la relève, un gage de croissance

Justin et Carelee Leliuk et leurs parents

Aperçu

  • Carlee et Justin Leliuk ont racheté la ferme familiale.
  • La famille a élaboré une stratégie de relève officielle avec l’aide d’un conseiller agricole.
  • Des objectifs écrits ont aidé la famille à planifier la réussite future de l’exploitation.

L’idée de dresser un plan de relève et de le suivre est simple, mais elle peut contribuer à la réussite d’une exploitation agricole. C’est précisément ce que font Carlee et Justin Leliuk. En ce moment, ils rachètent la ferme familiale des parents de Carlee, Ken et Wendy Motiuk, près de Mundare, en Alberta.

Entre bonnes mains

Deuxième de quatre filles, Carlee est celle qui est le plus attachée à la vie à la ferme. Justin, lui, a grandi dans une ferme céréalière et bovine de 3 700 acres. Il est devenu aide agricole à temps partiel à la ferme de Ken, puis il a quitté Edmonton avec Carlee pour aller s’y installer il y a deux ans.

Lorsqu’est venu le moment de choisir l’endroit où ils élèveraient leur propre famille, le retour à la ferme a été un choix naturel. Justin était un candidat à la relève attrayant pour Ken et Wendy, en raison de son réel désir de pratiquer l’agriculture, de sa bonne éthique de travail et de ses antécédents agricoles.

Les membres de la famille ont déterminé leurs objectifs et, ensemble, ils ont créé un plan satisfaisant aux besoins de chacun. Tous croient qu’une ferme se gère comme une entreprise.

Élaboration d’un plan de relève

Toute la famille s’est livrée à un processus officiel de planification de la relève. Earl Smith, le conseiller agricole familial, a rencontré chaque membre individuellement. « Une fois le plan établi, chacun d’entre nous s’est rendu dans un endroit neutre pour l’étudier en détail », relate Carlee.

Durant cet examen, les membres de la famille ont déterminé leurs objectifs et, ensemble, ils ont créé un plan satisfaisant aux besoins de chacun. Tous croient qu’une ferme se gère comme une entreprise et qu’il faut tenir des réunions pour résoudre les conflits. Aujourd’hui, les familles exploitent la ferme comme une seule entité appelée Ceres Enterprises, mais chaque membre possède des avoirs distincts dans l’exploitation.

Une vision du succès

Jusqu’ici, l’entreprise connaît un essor remarquable. Carlee et Justin ont atteint leurs objectifs quinquennaux en seulement deux ans et demi. En ce moment, ils réévaluent leurs objectifs et en établissent de nouveaux.

Grâce aux relations d’affaires et personnelles que Ken a entretenues pendant plus de 30 ans, Carlee et Justin ont pu faire l’acquisition de terres entourant le quart résidentiel où ils sont établis.

« Notre projet était de prendre de l’essor », indique Carlee, d’où cette acquisition et l’intégration d’un ami de la famille, Tyson Ezio, à l’exploitation. « Nous ne voulions pas d’un simple employé. Nous voulions plutôt un associé. »

Tyson était un atout idéal pour les Leliuk parce qu’il avait travaillé à temps partiel à la ferme pendant des années, prêtant main-forte aux membres de la famille. Il loue un quart de section (160 acres) faisant partie de la ferme et, en retour, la présence d’un associé permet à Carlee de continuer à travailler à l’extérieur de la ferme comme évaluatrice résidentielle.

Un plan efficace

Tandis que la croissance se poursuit, Carlee et Justin commencent à acheter leurs propres équipements, et Ken et Wendy acceptent de conserver une part réduite de l’entreprise. « Notre terre appartiendra à nos quatre filles et les dividendes seront répartis entre elles. Mais Carlee et Justin ont le contrôle des voix en ce qui a trait à l’exploitation de la terre, donc personne de l’extérieur ne peut s’immiscer dans leurs affaires et leur dire comment mener l’exploitation », note Ken.

Ce succès est essentiellement attribuable au plan de relève élaboré par tous les membres de la famille (les agriculteurs comme les non-agriculteurs). Les testaments des Motiuk sont aussi rédigés de manière à protéger l’exploitation.

Tous croient qu’un plan écrit contribue à écarter les incertitudes entourant l’avenir de la ferme.

D'après un article de l'AgriSuccès (Juillet-août 2012) de Alexis Kienlene