L’ensemencement dans le Sud-Ouest de l’Ontario accuse un retard inhabituel

Grâce à un nombre élevé de degrés-jours et à des lits de semence chauds, l’extrême Sud‑Ouest de l’Ontario est habituellement la première région de cette province où est effectué l’ensemencement du maïs et du soya. Mais cette année, c’est tout le contraire : l’ensemencement ne s’est terminé que la semaine dernière.

Cette situation résulte d’un mois d’avril froid – le plus froid jamais enregistré dans le Sud‑Ouest –, suivi de pluies intermittentes et inégales pendant la plus grande partie de mai et au début juin. Sans être accablantes, les pluies ont été assez soutenues pour empêcher de nombreux producteurs de se rendre aux champs. Il y a eu une période de deux jours sans pluie, mais cela n’a pas suffi pour permettre aux champs de s’assécher et aux lits de semence de se réchauffer.

« Les producteurs dans cette partie de la province ne sont pas habitués à être les derniers à semer », affirme Dale Cowan, agronome principal des coopératives AGRIS et Wanstead.

Ensemencement dans des sols secs

Dans la deuxième partie de juin, la pluie a cessé assez longtemps pour permettre à plusieurs champs d’être ensemencés.

Compte tenu du printemps humide, les producteurs s’attendaient au retour de la pluie, mais de façon générale, cela ne s’est pas produit, indique M. Cowan.

En conséquence, une partie des semis de soya, qui ont lieu après l’ensemencement du maïs, ont été effectués dans des sols secs et sont restés en dormance. Si l’absence d’humidité a tenu les maladies à l’écart, elle a aussi empêché la croissance des semences.

Pluies salutaires

En fin de compte, le 19 et le 20 juin, des pluies généralisées sont tombées sur la région. La germination a commencé, et la chaleur qui a suivi a stimulé la croissance des plants.

Toutefois, en raison des températures qui atteignent les 40 degrés en comptant l’humidité depuis la fin de semaine de la fête du Canada et qui perdurent cette semaine dans de nombreuses parties de l’Ontario, certains champs commencent à s’assécher dangereusement. Si le maïs est friand de chaleur, le blé subit actuellement du stress thermique.

« En trois jours, les craintes des producteurs de ne jamais pouvoir se rendre aux champs à cause de l’humidité ont cédé la place à des craintes que la pluie vienne à manquer », résume M. Cowan.

Retard rattrapable

Si les conditions n’empirent pas et que la sécheresse est évitée, M. Cowan indique que les cultures dans le Sud‑Ouest rattraperont le retard facilement grâce au nombre élevé de degrés‑jours dans cette région.

« Si les conditions sont favorables de la mi-juillet au mois d’août, il n’y aura pas de problème », dit-il.

En conclusion

L’ensemencement dans la région très productive du Sud-Ouest de l’Ontario a débuté très tard, mais les conditions favorables récentes suscitent des prévisions optimistes. Les cultures devraient rattraper le retard sans difficulté.

Article par : Owen Roberts