Les tables rondes permettent de dégager une vision commune de la durabilité

Plan for safety like production

Aperçu

  • Les producteurs ont souvent l'impression qu'on ne les consulte pas assez en matière de durabilité
  • Deux organismes canadiens cherchent à susciter un consensus sur d'importants aspects de la durabilité et sur la façon de les mesurer
  • Aucun acteur de l'industrie ne doit tirer un avantage concurrentiel des paramètres de la production durable

Dans le contexte de l’agriculture, le qualificatif « durable » prend souvent un sens différent d’une personne à l’autre. Les consommateurs, les transformateurs de produits alimentaires et les producteurs ont parfois des visions divergentes de ce que représente la durabilité, et l’appliquent à tout, notamment les émissions de gaz à effet de serre, la salubrité des aliments et le bien-être des animaux.

Les agriculteurs doivent satisfaire à de nouvelles exigences associées aux normes d’achat actualisées annoncées par les chaînes de restaurants et les grands transformateurs de produits alimentaires. Ils ont souvent l’impression qu’on ne les consulte pas assez et que les décisions ne sont pas fondées sur des évaluations rigoureuses et factuelles.

McDonald’s du Canada travaille de concert avec l’ensemble de la chaîne de valeur du bœuf pour déterminer les paramètres de la durabilité appropriés.

Des décisions fondées sur la chaîne de valeur

La Table ronde canadienne sur le bœuf durable (TRCBD) et la Table ronde canadienne sur les cultures durables (TRCCD), établie récemment, laissent espérer que les décisions futures dans ces secteurs seront fondées sur un consensus de l’ensemble de la chaîne de valeur.

Bon nombre d’éleveurs de bovins de boucherie savent que McDonald’s du Canada s’est engagée à s’approvisionner en bœuf issu de la production durable. Le Canada a été choisi comme premier pays à fournir du bœuf durable à la chaîne de restaurants, et les premiers achats auprès d’un petit nombre d’éleveurs participants auront lieu cette année.

McDonald’s du Canada travaille de concert avec l’ensemble de la chaîne de valeur du bœuf pour déterminer les paramètres de la durabilité appropriés, et cette collaboration s’effectue par l’intermédiaire de la TRCBD.

Ce processus demande du temps, mais tout le monde, des producteurs aux consommateurs, a la possibilité d’apporter sa contribution. La TRCCD emprunte la même approche, mais elle n’a pas autant attiré l’attention du public. L’objectif est de susciter un consensus sur les aspects importants de la durabilité, sur la façon de les mesurer et sur la façon de communiquer avec les consommateurs finaux.

Mesurer la durabilité

Comme l’a souligné Jeffrey Fitzpatrick- Stilwell, gestionnaire principal de la durabilité pour McDonald’s du Canada, dans une allocution prononcée lors de la Canadian Western Agribition tenue à Regina en novembre dernier, une table ronde se doit d’être « préconcurrentielle ». Aucun acteur de l’industrie ne doit tirer un avantage concurrentiel des paramètres de la production durable.

De plus, on évaluera les mesures de la durabilité en consultation avec les producteurs avant de passer à l’étape suivante.

« La durabilité n’est pas exclusive à un système de production, une culture ou une région en particulier, dit Fran Burr, directrice générale de la TRCCD, établie à Winnipeg. C’est une approche globale axée sur les résultats. »

La TRCCD compte une quarantaine de membres qui représentent tous les maillons de la chaîne de valeur et accepte des membres de tout groupe intéressé. Elle vise à renforcer la durabilité dans l’ensemble du secteur céréalier.

On peut espérer que les deux tables rondes empêcheront les utilisateurs finaux d’établir leurs mesures et de formuler leurs exigences en matière de durabilité.

D'après un article de l'AgriSuccès (mai/juin 2016) de Kevin Hursh (@KevinHursh1).