Les précipitations demeurent extrêmement variables en Ontario

Certaines parties de l’Ontario ont un été caractérisé par des précipitations très irrégulières cette année, dit un agronome provincial.

Dale Cowan, agronome principal des coopératives AGRIS et Wanstead, indique que les chutes de pluie sont extrêmement sporadiques. En juillet, il n’était pas rare qu’un champ reçoive deux millimètres de pluie tandis qu’un autre champ situé à quelques kilomètres de distance en recevait 155.

« La répartition de la pluie est inégale, dit M. Cowan. Nous avons eu une seule pluie légère et régulière depuis la fin juin. Nous avons surtout des orages brusques et des pluies éparses. »

De plus, souligne-t-il, certains champs ont reçu de la grêle au cours des deux dernières semaines. Il s’agissait principalement de grêle légère sans vents violents, mais certaines régions isolées ont été durement touchées, et les cultures y ont perdu des feuilles.

Les perspectives demeurent positives pour le maïs et le soya

Malgré ces variables météorologiques, M. Cowan envisage avec optimisme les récoltes de maïs et de soya dans le Sud-Ouest. Le début de la période d’ensemencement dans cette région a été pluvieux et tardif, mais une fois semé, le maïs a bénéficié du temps très chaud et de la pluie qui ont suivi.

En conséquence, M. Cowan prévoit que la récolte de maïs sera moyenne ou supérieure à la moyenne cette année, tout comme la récolte de soya.

Cependant, il en va autrement du blé d’hiver. On s’attend à des rendements moyens ou inférieurs à la moyenne, mais la qualité ne devrait pas être amoindrie autant qu’on le craignait au printemps.

Au sol

Bill McDonald, agriculteur établi au sud-est de Thamesville, a été confronté à des conditions que M. Cowan considère comme « représentatives » de la saison de croissance 2018.

En raison des conditions météorologiques, il s’attend à ce que ses rendements en blé diminuent d’environ 10 boisseaux l’acre, et ce, malgré la forte densité de semis, l’épandage d’une grande quantité d’azote et deux traitements fongicides.

Toutefois, étant donné que les prix sont à la hausse en raison des pénuries mondiales (causées par la sécheresse en Europe), M. McDonald calcule que son revenu brut sera supérieur à la moyenne.

Quant au maïs et au soya, il n’en a pas semé du tout en avril et pendant une grande partie de mai. Mais grâce au mélange idéal de chaleur et de pluie qui a suivi, sa récolte de maïs se porte « à merveille » et est « sur une bonne lancée ».

Accès à des données fiables

L’équipe de gestion du risque agroclimatique d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) s’emploie à créer de nouvelles cartes et à améliorer les cartes existantes pour aider les agriculteurs durant la saison de croissance. Les cartes illustrent de manière éloquente les tendances ayant trait à l’humidité du sol, à la sécheresse, aux pénuries d’aliments pour le bétail et aux répercussions des inondations sur les fermes partout au pays.

Pendant la saison de croissance, les scientifiques d’AAC examinent des images satellites, étudient des données météorologiques, discutent avec des organismes gouvernementaux provinciaux et locaux et écoutent les récits personnels des agriculteurs pour analyser et perfectionner leurs cartes. En hiver, ils s’emploient à planifier l’année à venir, à peaufiner leurs produits et à recruter des reporters d’impact agroclimatique de partout au pays.

« Nous comptons vraiment sur la capacité des agriculteurs de nous dire ce qui se passe dans leurs fermes et comment les conditions météorologiques affectent leurs cultures pendant la saison de croissance », dit Patrick Cherneski, gestionnaire national du service d’information sur l’agroclimat d’AAC. « Les données sont mises en commun afin que nous puissions avoir une compréhension globale des régions et du pays. »

Pour obtenir un aperçu de toutes les cartes et de tous les outils liés au climat, veuillez consulter le site Web d’AAC.

Les conditions météorologiques vous intéressent? Consultez les cartes météorologiques créées par l’équipe de gestion du risque agroclimatique d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

En conclusion

La variabilité extrême, qui semble être la nouvelle norme météorologique, a des répercussions sur les cultures à divers degrés. L’équipe de gestion du risque agroclimatique d’Agriculture et Agroalimentaire Canada s’emploie à mettre à jour les cartes météorologiques pour offrir des renseignements fiables aux producteurs agricoles.

Article par : Owen Roberts