La diversité des végétaux est un élément essentiel de la gestion des pâturages

La diversité des végétaux a une incidence déterminante sur la vigueur des pâturages.

Des peuplements fourragers (en anglais seulement) diversifiés offrent de nombreux avantages, dont la capacité des plants de résister à différentes conditions météorologiques et conditions du sol, indique Jane Thornton, spécialiste du fourrage et des pâturages du ministère de l’Agriculture du Manitoba.

Cette capacité d’adaptation atténue les effets de la sécheresse, des inondations, de la chaleur et du temps frais, dit-elle.

Voici comment concilier avec succès la diversité des cultures fourragères et la gestion des pâturages. Partagez sur Twitter

Pâturage à l’année

La diversité favorise aussi la disponibilité de plantes pour le pâturage à différents moments de l’année, ajoute Mme Thornton.

« Le jumelage d’espèces comme le dactyle pelotonné, une plante qui démarre rapidement au printemps, ou la fétuque élevée, qui poursuit sa croissance jusque tard à l’automne, avec une légumineuse productive permet de répartir votre production sur toute la saison », explique Cedric MacLeod, directeur général de l’Association canadienne pour les plantes fourragères.

Diversité

Les mélanges (en anglais seulement) de graminées et de légumineuses sont courants en Ontario, dit Christine O’Reilly, spécialiste provinciale du fourrage et du pâturage.

Elle indique que le choix (en anglais seulement) des mélanges fourragers devrait tenir compte des caractéristiques du sol – drainage, pH et fertilité, ainsi que du climat et des conditions de gestion du milieu de croissance.

Mme Thornton souligne que certaines espèces de plantes fourragères cultivées possèdent une grande capacité d’adaptation et finissent par envahir d’autres espèces. Cette situation n’est pas idéale, car un changement des conditions météorologiques pourrait entraîner l’apparition de mauvaises herbes.

Légumineuses

Lorsqu’il s’agit de concevoir des mélanges pour les pâturages cultivés et réensemencés, M. MacLeod suggère aux producteurs de commencer par une proportion d’au moins 50 à 60 % de légumineuses, sachant que cette proportion diminuera au fil du temps, et de veiller à ce qu’elle ne diminue pas en deçà de 30 %.

Les légumineuses offrent plusieurs avantages, dont l’ajout d’azote dans le sol, ce qui améliore le rendement par rapport à la culture exclusive de graminées sans apport d’engrais, explique Mme O’Reilly. De plus, les légumineuses tolèrent la sécheresse.

« Les légumineuses fourragères courantes en Ontario possèdent généralement des racines pivotantes profondes qui leur permettent d’absorber de l’eau qui n’est pas accessible aux graminées durant les périodes de temps sec », dit Mme O’Reilly.

Toutefois, elles résistent mal aux inondations, mais M. MacLeod précise qu’une espèce de luzerne rhizomateuse a été mise au point dans les Maritimes afin d’accroître la résistance des légumineuses aux conditions humides qui prévalent dans cette région. L’introduction de variétés à racines fasciculées contribue aussi à améliorer la résistance.

Bétail

Par ailleurs, les légumineuses sont plus riches en protéines que les graminées, ce qui peut aider à combler les besoins alimentaires du bétail en croissance ou des vaches en lactation, souligne Mme O’Reilly.

Pour maintenir une proportion permanente de 30 % de légumineuses dans un peuplement végétal, les producteurs doivent empêcher le surpâturage afin de laisser leurs pâturages se rétablir, indique M. MacLeod.

Les animaux cherchent les plantes les plus goûteuses, et sans programme de pâturage tournant, ils brouteront les graminées jusqu’à un stade fatidique.

« Il est possible de stimuler la productivité des pâturages dans une proportion allant de 20 à 75 % grâce à un système de pâturage tournant », ajoute M. MacLeod.

En conclusion

La diversité des plantes fourragères, obtenue grâce à un mélange de graminées et de légumineuses, et la gestion (en anglais seulement) des pâturages, comme la combinaison de graminées à croissance rapide et à croissance lente, sont des stratégies importantes pour la création de pâturages vigoureux.

Article par : Richard Kamchen