Planifiez l’entreposage des cultures avant la récolte

Alors que la période de récolte s’amorce, il est certes important de faire la moisson, mais il est tout aussi important de prêter attention à la méthode et au lieu d’entreposage des cultures.

Angela Brackenreed, spécialiste en agronomie au Conseil canadien du canola, souligne que les producteurs travaillent d’arrache-pied pour entreposer leurs cultures et qu’il est déplorable de voir la qualité se dégrader dans les silos d’entreposage.

L’importance de planifier

En effet, les producteurs doivent réfléchir à beaucoup de choses au sujet de l’entreposage avant même le début du moissonnage.

« Assurez-vous que les cultures sont exemptes d’impuretés, notamment d’insectes, d’autres grains et de moisissure », dit Mme Brackenreed.

Au moment de la récolte du canola, la priorité devrait être de maintenir le taux d’humidité et la température à un bas niveau, précise-t-elle.

« Il est crucial, pour entreposer le canola dans des conditions sûres, d’en réduire la teneur en eau à 8 % et, idéalement, d’abaisser la température du grain à 15 °C ou moins. »

Kevin Serfas, agriculteur de la région de Lethbridge, en Alberta, a récolté son orge plus tôt que d’habitude cette année.

Faire preuve d’innovation

S’il surveille de près le grain entreposé pour s’assurer que l’humidité et la température sont basses, il a aussi trouvé une solution novatrice pour faciliter la récolte, tout en gérant ce qui est entreposé dans ses cellules.

« Au début de la récolte, la température du grain oscillait entre 35 et 36 °C. Nous n’étions donc pas très enthousiastes à l’idée de mettre le grain dans des cellules d’aération pour le refroidir, parce que nous avons besoin de ces cellules plus tard pendant la récolte, fait valoir M. Serfas. Dans ce contexte, la solution était de nous assurer de vendre ce grain dès l’étape de la récolte, avant l’entreposage. »

Il indique que cette stratégie s’avère assez efficace pour un certain pourcentage des cultures, et que l’essentiel est de planifier la quantité qui sera vendue dès l’étape de la récolte et la quantité qui sera entreposée.

« L’entreposage a un coût, affirme M. Serfas. Le prélèvement des cultures dans les cellules a un coût. Le transport par camion à destination et en provenance des cellules a aussi un coût, sans compter que la construction des cellules est dispendieuse. »

En bref

Selon Mme Brackenreed, il est important, à des fins de contrôle, de tenir des registres précis des cultures qui sont entreposées dans chaque cellule et de leur état durant l’entreposage.

« Nous pouvons oublier rapidement l’état des grains que nous entreposons dans chaque cellule, de même que le contenu de chaque cellule, dit-elle. C’est pourquoi il est important de tenir des registres précis qui vous permettent de savoir, par exemple, que la cellule D nécessite une attention particulière et doit être surveillée de plus près que la cellule A. »

Article par: Craig Lester