Le manque de pluie nuit aux cultures, aux pâturages et au foin dans les Prairies

La saison de croissance sèche se traduit par des rendements inégaux pour les producteurs de cultures agricoles des Prairies et par des pénuries d’aliments pour animaux.

Rendements et qualité

En Saskatchewan, les rendements varient de supérieurs à nettement inférieurs à la moyenne, selon Allie Noble du ministère provincial de l’Agriculture.

Compte tenu des précipitations éparses enregistrées cette saison, les rendements varient selon que les champs ont reçu assez de pluie ou non, dit-elle.

Fait intéressant, la qualité est bonne jusqu’à présent, ajoute Mme Noble.

De la même façon, en Alberta, les pires rendements se trouvent dans la région la plus sèche de la province, indique le ministère provincial de l’Agriculture. En l’occurrence, les estimations de rendement pour le Sud de l’Alberta correspondent seulement aux trois quarts des moyennes sur cinq ans et sur dix ans, environ. Mark Cutts du ministère de l’Agriculture de l’Alberta prévoit que les rendements dans cette région demeureront près de ces niveaux.

Toutefois, dans la région de la rivière de la Paix, où les conditions ont été beaucoup plus humides, les rendements sont supérieurs d’au moins 25 % aux moyennes sur cinq ans et sur dix ans.

Selon les estimations du ministère, la qualité de l’ensemble des cultures récoltées jusqu’ici est supérieure aux moyennes à court terme et à long terme.

Parallèlement, au Manitoba, les rendements des céréales de printemps sont plus abondants que prévu, et la qualité est satisfaisante.

« Les cas de maladie et leur gravité ont été réduits grâce à la faiblesse des précipitations », indique Anastasia Kubinec du ministère de l’Agriculture du Manitoba.

Aliments pour animaux

En Alberta, certaines cultures qui étaient destinées au moissonnage-battage ont été récoltées pour la production d’ensilage ou de fourrage vert, souligne M. Cutts.

« Une partie de l’orge et probablement une partie de l’avoine destinées à l’alimentation humaine seront donc utilisées pour l’alimentation des bovins », explique-t-il.

La pluie insuffisante a porté atteinte aux pâturages et à la production de foin dans les trois provinces des Prairies.

Le manque de pluie a nui aux pâturages et à la production de foin dans les trois provinces des Prairies. La qualité des récoltes est toutefois supérieure aux rendements.

« Dans certaines parties du Sud-Ouest et du Sud-Est, on craint des pénuries de foin et d’aliments pour animaux en raison du manque d’humidité enregistré cette année », dit Mme Noble.

Au Manitoba, des producteurs ont mis en balle de la paille de céréales, de canola et de pois pour accroître la production d’aliments pour animaux, dit Mme Kubinec.

Gel

Les ministères de l’Agriculture de la Saskatchewan et du Manitoba ont confirmé des dommages causés par le gel.

Les effets des températures inférieures à zéro varient selon le type de culture, ainsi que le degré et la durée du froid, explique Mme Kubinec.

L’ampleur des dommages causés au canola apparaît rapidement, mais il faut plus de temps dans le cas du soya, et c’est encore plus long dans le cas du maïs, ajoute-t-elle.

« Avant longtemps, nos cultures auront atteint un stade auquel elles ne pourront plus être endommagées par le gel », dit M. Cutts.

En conclusion

Dans un contexte où la qualité des cultures est supérieure aux rendements, les producteurs en manque d’aliments pour animaux récoltent leurs cultures pour l’ensilage et la production de fourrage vert et optent pour la paille en balles.

Article par : Richard Kamchen