Les cercles de gestion aident des agriculteurs à apprendre les uns des autres

Parfois, les meilleures ressources sont vos collègues agriculteurs. À l’Institut de gestion agroalimentaire (IGA), établi en Ontario, on l’a compris il y a plusieurs années, et c’est ce qui a conduit à la création d’un programme de cercles de gestion axé sur l’apprentissage collectif, entre pairs, et guidé par un conseiller en affaires.

Aujourd’hui, un groupe de jeunes pomiculteurs – jeunes dans les deux sens du mot : en âge et à leurs débuts dans ce secteur – illustre à merveille la façon dont les producteurs peuvent continuellement apprendre les uns des autres malgré la distance et les horaires chargés.

Ce groupe a été mis sur pied par Leslie Huffman, spécialiste des pommes de l’Ontario maintenant à la retraite, d’après une initiative similaire menée en Pennsylvanie, et par Kelly Ciceran, directrice générale de l’association Ontario Apple Growers (OAG) (en anglais seulement), qui constatait un afflux de nouveaux producteurs  dans l’industrie.

Le conseiller en affaires soutenu par l’IGA a contribué à organiser les premières réunions du groupe; après un an, le producteur Brian Rideout est devenu le président du groupe, à qui il incombe d’en assurer la pérennité. M. Rideout, qui n’est pas issu du milieu agricole, a commencé à pratiquer l’agriculture avec son beau-père fruiticulteur, sur les rives du lac Érié, il y a 18 ans.

Ian Parker de l’entreprise Wilmot Orchards, près de Newcastle, en Ontario, qui était aussi présent à la première réunion du groupe, œuvre dans l’industrie de la pomme depuis environ cinq ans. « Ce groupe est une mine de connaissances parce que de nombreux membres sont des pomiculteurs de la deuxième, troisième ou quatrième génération. Pour moi, qui suis de la première génération, il est rassurant de savoir qu’il y a d’autres jeunes producteurs à qui je peux poser des questions », dit M. Parker.

Bien que M. Rideout participe activement à la planification des activités du groupe, les producteurs reçoivent un soutien constant de Mme Ciceran et de l’association OAG, notamment pour l’organisation d’une ou deux rencontres en personne chaque année, conjointement avec des événements existants de l’industrie de la pomme.

« Pour l’association OAG, il s’agit de la prochaine génération de producteurs. Ils seront nos leaders, alors nous voulons les encourager et leur apporter le soutien dont ils ont besoin », indique Mme Ciceran.

Gardez le contact

Pour permettre aux membres de garder contact entre ces rencontres en personne,
Mme Ciceran administre un groupe sur l’application WhatsApp. Les membres considèrent qu’il est très utile de pouvoir communiquer instantanément avec leurs collègues des quatre coins de la province.

Ils peuvent, par la même occasion, entretenir leurs liens de camaraderie et continuer d’apprendre les uns des autres. Le groupe compte plus de 50 membres, dont des partenaires de l’industrie qui représentent des fournisseurs d’intrants, ainsi que des spécialistes en agronomie du gouvernement.

« L’application WhatsApp est extrêmement pratique. Il suffit de poser une question rapide et les membres du groupe répondent en l’espace de quelques minutes, explique M. Parker. Et on ne s’en sert pas uniquement pour échanger de l’information. On l’utilise aussi pour maintenir son réseau de contacts et obtenir des produits dont on a besoin à la ferme. »

Selon Mme Ciceran, le conseiller soutenu par l’IGA a été d’une aide précieuse au moment de la mise sur pied du groupe, et MM Rideout et Parker sont d’accord pour dire que les contacts en personne et en ligne sont importants pour l’avenir de l’industrie de la pomme en Ontario.

« Nous tirons tous parti de cette entraide qui vise à produire les meilleures pommes possible », conclut M. Rideout. Même si le soutien apporté par l’IGA pour le lancement des cercles de gestion se limite à l’Ontario, le concept des cercles de gestion peut s’appliquer à de nombreux produits et secteurs partout au pays. 

D'après un article de l'AgriSuccès (janvier 2018) de Lilian Schaer.