Apprendre de ses erreurs

Il y a exactement un an, je brûlais d’impatience d’essayer une nouvelle combinaison de cultures intercalaires.

J’envisageais de cultiver des pois perdrix (maple peas), un type de pois qui occupe un créneau de marché en Chine, où on le consomme comme graine germée. Toutefois, la variété de prédilection a tendance à s’affaisser à la fin de la saison, ce qui rend la récolte difficile. En la produisant simultanément avec une autre culture, me suis-je dit, cela réglerait peut-être le problème de verse, et je n’aurais qu’à séparer les deux cultures après la récolte.

La culture intercalaire a beaucoup de potentiel, encore faut-il trouver la bonne combinaison. Voici quelques conseils.

Le succès de la culture intercalaire dépend de la capacité de lutter contre les mauvaises herbes et de séparer les graines après la récolte. De plus, les deux cultures doivent atteindre un stade de maturité similaire. L’orge, à mon avis, correspondait à ces paramètres.

C’était une saison de croissance chaude et sèche, et les rendements de toutes nos cultures étaient ordinaires, mais les pois perdrix et l’orge en culture intercalaire s’en sont très bien sortis et la récolte a été facile.

Les choses se sont compliquées quand est venu le temps de séparer les deux cultures. Je possède un vieux nettoyeur-séparateur de marque Clipper qui, pensais-je, se révélerait efficace. Malheureusement, toutes les combinaisons de tamis que j’ai essayées laissaient beaucoup trop d’orge dans les pois.

En fin de compte, la récolte entière a dû passer d’abord dans le nettoyeur-séparateur, puis dans un nettoyeur en spirales que j’ai loué d’un voisin. Les pois roulent plus vite dans les nettoyeurs en spirales et peuvent ainsi être séparés de l’orge, mais l’échantillon doit être pratiquement exempt de débris avant le nettoyage.

J’ai passé de nombreuses heures supplémentaires à nettoyer les graines pour réparer mon erreur.

Je peux affirmer avec certitude que même si je crois au potentiel de la culture intercalaire, je ne combinerai plus jamais pois perdrix et orge.

Cela dit, il ne fait aucun doute que je commettrai de nouvelles erreurs en 2019.

D’après un article de l’AgriSuccès (janvier 2019) par Kevin Hursh.


Voir aussi

    De nombreux producteurs réussissent avec de nouvelles cultures, mais beaucoup échouent également. Avant de choisir une nouvelle culture, adressez-vous à des spécialistes en commercialisation, des experts en agronomie et à d'autres producteurs.