Kelowna Fruit Stand : un rêve devenu réalité

Kelowna Fruit Stand: Building a nine-acre  dream

Aperçu

  • Le propriétaire de Kelowna Fruit Stand, Lakhwinder Brar, a grandi en cultivant des céréales et du riz avec ses parents en Inde, aujourd'hui il possède un vaste verger en Colombie-Britannique
  • Son objectif est d'élargir le marché local pour les producteurs locaux en vendant les fruits et les légumes de la région
  • M. Brar a agrandi le comptoir de fruits qui rouvrira ses portes au printemps 2017 dans un nouveau bâtiment

Lorsque Lakhwinder Brar s’est installé au Canada, en 2008, il rêvait de posséder un jour sa propre ferme. Natif de l’Inde, il a grandi en cultivant des céréales et du riz avec ses parents et ses grands-parents. À son arrivée en Colombie-Britannique, il ne croyait pas que son rêve se réaliserait de sitôt.

« J’ai étudié au Okanagan College pour apprendre le métier de plombier et de monteur d’installations au gaz, et j’ai travaillé pour une entreprise locale de Kelowna, explique M. Brar. Il y a trois ans, j’ai démarré ma propre entreprise de plomberie et de chauffage. »

En 2015, M. Brar s’est associé avec son oncle pour acheter une petite terre près de Kelowna et a fondé un comptoir de fruits. Avantageusement situé sur la route de l’aéroport de Kelowna, ce comptoir offre des fruits et des légumes locaux. L’engagement de M. Brar et de son oncle à vendre des produits locaux n’est pas qu’une question de marketing.

« Notre objectif est d’étendre notre présence dans l’industrie agricole en élargissant le marché local pour les producteurs locaux. »

« Notre objectif est d’étendre notre présence dans l’industrie agricole en élargissant le marché local pour les producteurs locaux, explique M. Brar. Le plus difficile dans l’industrie agricole est d’obtenir un bon prix pour les produits que l’on vend. Je crois qu’une concurrence accrue et un plus grand nombre d’acheteurs aideraient les producteurs à obtenir de meilleurs prix. »

Il constate que l’augmentation de la demande des marchés internationaux est une bénédiction pour les producteurs de cerises de l’Okanagan, et que l’essor des établissements vinicoles a entraîné un accroissement de la superficie consacrée au raisin ces dernières années. Toutefois, certaines cultures jadis emblématiques de l’Okanagan, comme les pêches, sont de plus en plus difficiles à trouver parce qu’elles ne profitent pas des mêmes débouchés.

« Il y a deux ans, il était difficile de trouver de bonnes pêches parce qu’il ne reste plus beaucoup de vergers de pêches, explique-t-il. Je pense qu’on a besoin d’un vrai marché pour les fruits tendres. Comme la rentabilité n’était pas au rendez-vous, les producteurs se sont tournés vers les raisins et d’autres cultures. S’il y a plus de marchés de producteurs, et qu’on y vend principalement des produits locaux, les producteurs sont avantagés et rémunérés immédiatement. »

De la vente à la production

L’an dernier, M. Brar et sa jeune famille ont concrétisé leur rêve de devenir agriculteurs en achetant un verger de neuf acres. Le verger leur permet d’assumer une partie de la production, ainsi que de la chaîne d’approvisionnement, tandis que le comptoir garantit un marché stable pour leurs fruits. Le fossé entre la culture des céréales et du riz et l’exploitation d’un verger est important, mais avec l’aide de sa famille, M. Brar apprend vite.

« Presque toute ma famille s’est établie et pratique l’agriculture dans l’Okanagan, explique M. Brar. Elle nous a aidés financièrement et grâce à sa connaissance de l’industrie des fruits. Lorsque j’ai des questions, je peux me tourner vers elle. »

La famille occupe une place importante dans l’entreprise. L’épouse de M. Brar, Param, gère le comptoir de fruits durant l’été avec l’aide d’autres membres de la famille, d’étudiants et de travailleurs locaux. Son oncle, qui pratique l’agriculture dans l’Okanagan Sud, près d’Osoyoos, est un associé de Kelowna Fruit Stand et l’un des principaux fournisseurs de fruits. M. Brar trouve rassurant de voir ses deux fils, âgés de quatre et six ans, grandir dans une ferme tout comme lui.

Une entreprise bâtie sur des bases solides

M. Brar estime que sa formation professionnelle l’a aidé à acquérir les compétences en affaires qui lui permettent de réussir dans toutes ses entreprises. Maintenant que des bases solides ont été jetées, il se concentre sur la construction. Au printemps 2017, le Kelowna Fruit Stand rouvrira ses portes dans un nouveau bâtiment plus spacieux et mieux aménagé.

« Nous sommes ravis de notre nouveau bâtiment. Nous n’avons ménagé aucun effort sur l’architecture », dit-il, ajoutant que la conception rend hommage à la beauté naturelle de l’Okanagan. « Le bâtiment est assez vaste pour offrir un éventail de produits locaux, et il comporte une cuisine commerciale qui va nous permettre de préparer des produits de boulangerie-pâtisserie et d’autres produits à valeur ajoutée à partir des fruits que nous produisons. »

Le verger sera aussi réaménagé. Une partie des pommiers seront retirés pour faire place à quelques acres de cerisiers, qui s’ajouteront aux pruniers, aux autres pommiers et aux nectariniers déjà présents. M. Brar et son équipe continueront d’agrandir leurs jardins potagers dans le but d’accroître la production ainsi que l’éventail de légumes offerts au comptoir.

Expansion axée sur la collectivité

Ce n’est qu’un début. À long terme, M. Brar veut élargir le volet production et acquérir plus d’acres de verger, et il aimerait démarrer une entreprise d’emballage des fruits – en particulier les fruits tendres et les pommes – pour d’autres producteurs, afin de créer de nouveaux marchés et de nouveaux débouchés.

« Nous voulons faire encore mieux pour l’ensemble de la collectivité agricole. La situation ici n’est pas facile. On ne voit pas beaucoup de jeunes qui se lancent en agriculture. La plupart des producteurs que nous rencontrons sont dans la cinquantaine, dit-il. Nous devons inciter plus de gens à se diriger vers l’agriculture et s’ils voient que c’est une activité rentable, ils y viendront d’eux-mêmes. »

Père d’une jeune famille et propriétaire de trois entreprises en croissance, M. Brar n’a pas beaucoup de temps libre, mais il trouve du plaisir dans son travail, les gens qu’il côtoie et la vision qu’il nourrit. Il sait que les grands rêves se réalisent un petit pas à la fois.

« Il faut travailler dur et il faut connaître le domaine dans lequel on se lance avant de commencer à investir dans une nouvelle entreprise », dit-il, méditant sur les principaux ingrédients du succès. « Ça prend de la détermination. La réussite n’est pas instantanée. Et il faut du temps, mais l’effort finit par être récompensé. »  

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D’après un article de l’AgriSuccès (juin 2017) de Tamara Leigh

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