Comment conserver une bonne cote de crédit

  • 14 nov. 2019

De nombreuses embûches peuvent faire diminuer votre cote de crédit, et certaines sont plus faciles à repérer que d’autres, disent des experts financiers spécialisés en agriculture.

Antécédents en matière de crédit

La durée d’utilisation du crédit et la façon dont vous l’utilisez comptent pour 15 % de votre cote de solvabilité, dit Denise Filipchuck, conseillère en gestion agricole.

Elle souligne que le fait de payer plus que le minimum exigible améliore la cote de crédit.

« Comme les activités du compte sont aussi prises en considération, assurez-vous de faire rouler votre compte tous les mois et de le garder actif. »

Dennis Sudo de BDO ajoute que les banques vont sans doute vérifier si vos soldes avoisinent vos limites de crédit ou s’en sont approchées dans le passé.

Le fait d’avoir plusieurs comptes ouverts pourrait aussi être pris en considération, dit-il.

Demandes de renseignements sur le crédit

Les experts préviennent que de nombreuses demandes de renseignements sur le crédit peuvent avoir une incidence négative sur la cote de solvabilité.

« Essentiellement, cela indique que vous cherchez à obtenir du crédit, que vous avez désespérément besoin d’argent, que vous faites la tournée des banques pour essayer d’obtenir des fonds », explique Kurt Makey de Financement agricole Canada.

M. Sudo encourage les producteurs à déterminer quelle agence d’évaluation du crédit leur banque consulte.

« Certaines agences considèrent que plusieurs demandes effectuées en un court laps de temps se rapportent à une seule situation. Elles comprennent qu’une personne recherche les meilleures modalités, les meilleurs taux. D’autres considèrent chaque demande individuellement. »

Étant donné que, par nature, l’agriculture suppose des demandes de crédit et des enquêtes de crédit plus fréquentes, Mme Filipchuck recommande aux agriculteurs de planifier et d’informer leurs créanciers des achats qu’ils comptent faire. Cela leur permet d’obtenir une préautorisation avant l’achat envisagé, en plus de faire diminuer le nombre de demandes de renseignements auprès des agences d’évaluation du crédit.

Changements aux normes comptables

Les changements récents aux normes comptables pourraient être lourds de conséquences s’ils ont l’effet généralisé des actions rachetables au gré du porteur ou obligatoirement rachetables, qui sont considérées comme des éléments de passif et non comme des capitaux propres, dit M. Sudo.

Les actions rachetables au gré du porteur ou obligatoirement rachetables sont fréquentes dans les fermes constituées en personnes morales. Elles sont souvent émises lors de transactions comme la constitution en société et les gels successoraux.

M. Sudo suggère aux producteurs – qui doivent traiter leurs actions rachetables au gré du porteur ou obligatoirement rachetables comme des dettes – de s’asseoir avec leur prêteur afin de comprendre l’effet que cela pourrait avoir sur leur crédit.

Vérification du dossier de crédit

Les experts rappellent aussi aux producteurs l’importance d’examiner régulièrement leur dossier de crédit.

Prenez l’habitude de consulter vos dossiers des agences d’évaluation du crédit afin de vous assurer que vous n’avez pas été victime d’activités frauduleuse ou d’erreurs de déclaration.

Cette habitude les protège contre les activités frauduleuses ou les erreurs de déclaration, souligne Mme Filipchuck.

« Il arrive qu’un client affirme avoir effectué un paiement, et que l’examen de son dossier de crédit nous indique le contraire, ou bien que le paiement soit encore contesté, dit M. Makey. Dans ces situations, nous demandons au client de communiquer avec l’agence d’évaluation du crédit appropriée et de s’assurer que les renseignements à son dossier sont à jour. »

En conclusion

Selon les experts financiers, plusieurs facteurs peuvent influer sur la cote de crédit. Le fait de payer plus que le minimum exigible contribue à améliorer la cote de solvabilité, alors que plusieurs demandes de renseignements sur le crédit peuvent avoir une incidence négative sur celle-ci. Comme les enquêtes de crédit peuvent être plus fréquentes dans le secteur de l’agriculture, il est dans l’intérêt des producteurs de planifier et de maintenir la communication avec leurs créanciers.

Article par : Richard Kamchen