Protégez le prix de vos produits de base en dollars américains

Aperçu

  • Suivez l’actualité pour savoir ce qui influence le taux de change et votre résultat net
  • Les instruments de couverture peuvent protéger votre rentabilité contre les fluctuations imprévisibles du taux de change
  • Les options et les contrats à terme permettent de bloquer un taux pendant une période déterminée

Le taux de change entre le dollar canadien et le dollar américain est un des facteurs clés de la rentabilité de votre ferme. Les marchés des devises sont si volatils que la moindre nouvelle nationale ou internationale peut avoir une incidence sur le taux de change et, par conséquent, sur votre résultat net. Les instruments de couverture peuvent protéger votre rentabilité contre ces fluctuations imprévisibles, mais peu de producteurs s’en servent.

Il y a trois ans, Brian Hildebrand, propriétaire d’une exploitation céréalière mixte de Foremost, en Alberta, a commencé à utiliser des options sur devise offertes par son institution financière afin de protéger ses ventes libellées en dollars américains, conscient qu’il devait trouver des moyens plus efficaces de déterminer la façon et le moment de convertir ses ventes en dollars canadiens. Maintenant, M. Hildebrand bloque son taux de change pour toutes ses cultures libellées en dollars américains.

Les marchés des devises sont si volatils que la moindre nouvelle nationale ou internationale peut avoir une incidence sur le taux de change et, par conséquent, sur votre résultat net.

« Les prix du blé (par exemple) sont fixés à la bourse de Minneapolis ou à celle de Kansas City, alors même si vous vendez votre récolte à un acheteur canadien en dollars canadiens, vous êtes exposé dans une certaine mesure à un risque de change, explique M. Hildebrand. Une fluctuation monétaire de 2 ou 3 % est si vite arrivée. »

« Une grande partie des marchandises que les agriculteurs canadiens produisent font l’objet d’opérations de couverture sur le Chicago Mercantile Exchange (en anglais seulement) ou CME, indique Anil Aggarwal, courtier de change d’EncoreFX (en anglais seulement) à Ottawa. Il en résulte un décalage parce que peu importe si vous vendez vos produits au Canada ou aux États-Unis, vous fixez vos prix en fonction du dollar américain, ce qui crée un risque de change. »

Si vous prévoyez une faible marge de profit au printemps sur la base d’un dollar à 0,72 $ US, vous risquez d’avoir une mauvaise surprise si le dollar remonte à 0,75 $ US au moment où vous livrez votre marchandise à l’automne. En effet, le prix tiré de votre blé, de votre maïs ou de vos bovins serait inférieur de 4 % à votre prévision.

« Si vous ne prenez aucune mesure, vous êtes entièrement exposé aux fluctuations qui surviennent sur le marché au comptant au moment de la vente, explique M. Aggarwal. Parfois la chance vous sourit, parfois non. Toutefois, il existe différentes façons de gérer ce risque. Les options et les contrats à terme, par exemple, vous permettent de bloquer un taux pendant une période déterminée. »

Ces instruments peuvent être entièrement personnalisés en ce sens que vous choisissez les montants et les dates qui vous conviennent, indique M. Aggarwal. Vous pourriez choisir de bloquer un taux de 0,72 $ pour la totalité de la vente à la date de livraison si vous voulez éliminer complètement votre risque de change, ou vous pourriez bloquer un taux pour une proportion de 60 % de la vente visée par le contrat pour courir la chance de profiter d’une fluctuation favorable du marché.

« La couverture de change constitue un autre niveau de gestion du risque, conclut M. Hildebrand. La première étape consiste à reconnaître le risque auquel vous êtes exposé. Par la suite, le processus n’est pas tellement différent des opérations de couverture pour le blé, les bovins ou n’importe quel autre produit. »

D’après un article de l’AgriSuccès (septembre 2017) de Lorne McClinton