L'agriculture à temps plein est plus viable que jamais

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Aperçu

  • Un grand nombre de jeunes sont devenus agriculteurs à temps plein au cours des dernières années
  • Les gens font le grand saut de l'agriculture à temps plein en raison du ralentissement du marché de l'emploi ou tout simplement à cause de l'attrait irrésistible qu'apporte ce style de vie
  • Même si un emploi ou une entreprise à l’extérieur de la ferme représente une source de revenu supplémentaire, le coût de ne pas avoir une main-d’œuvre suffisante à la ferme peut être élevé

Il n’existe aucune statistique fiable à ce sujet, du moins, aucune donnée récente, mais les observations empiriques semblent indiquer qu’un grand nombre de jeunes sont devenus agriculteurs à temps plein ces dernières années, en particulier dans le secteur céréalier.

Peut-être avez-vous remarqué la même chose. Peut-être est-ce le cas de votre agronome, de votre prêteur ou de votre mécanicien de matériel agricole. Des gens qui ont toujours plus ou moins travaillé dans une ferme pratiquent aujourd’hui l’agriculture à temps plein. Leur emploi à l’extérieur de la ferme est maintenant occupé par quelqu’un d’autre.

Précédemment, on entendait souvent la mauvaise blague selon laquelle les agriculteurs étaient obligés de travailler ailleurs pour fi  ancer leur dépendance à la ferme.

Précédemment, on entendait souvent la mauvaise blague selon laquelle les agriculteurs étaient obligés de travailler ailleurs pour financer leur dépendance à la ferme.

Or, depuis cinq ou six ans, revenu agricole ne fait plus l’objet de moquerie. À l’échelle nationale, tous secteurs confondus, le revenu agricole net n’a jamais été aussi élevé.

Tout à coup, le revenu d’appoint tiré d’un emploi dans le secteur des ressources ou dans un domaine professionnel lié à l’agriculture ne semble plus aussi alléchant comparé au revenu de la ferme familiale. Des gens qui pendant des années n’ont pratiqué l’agriculture qu’à temps partiel, participant peut-être aux semis et à la récolte, ont fait le grand saut et sont aujourd’hui agriculteurs à temps plein.

Dans l’Ouest canadien, le secteur des ressources a ralenti et de nombreux emplois ont disparu. Pour certains, la décision de devenir agriculteurs à temps plein s’est imposée de façon toute naturelle.

Pour beaucoup d’autres, dont l’emploi a été épargné et dont le salaire était honorable, l’attrait de l’agriculture était tout simplement irrésistible. Ils ont toujours chéri le mode de vie des agriculteurs et l’idée d’être entrepreneur, et au vu des gains pécuniaires potentiels, ils ont estimé qu’il était maintenant viable de franchir le pas.

En outre, la ferme semble être assez rentable pour faire vivre plus d’une famille une fois le transfert intergénérationnel réglé.

Même si un emploi ou une entreprise à l’extérieur de la ferme représente une source de revenu supplémentaire, le coût de ne pas avoir une main-d’œuvre suffisante à la ferme peut être élevé. Quel est le coût lié à un retard d’ensemencement, ou à un retard dans les traitements herbicides ou fongicides pendant la saison de croissance?

Comme de nombreux secteurs d’activité, l’agriculture a ses hauts et ses bas. Elle ne sera  pas toujours aussi lucrative. Les conditions météorologiques ne sont pas toujours favorables.

Les prix des produits de base évoluent en dents de scie. Et la période de la récolte est peut-être la période la plus importante de l’année. À elle seule, une grosse moissonneuse-batteuse circulant dans un champ où pousse une récolte luxuriante à fort rapport économique peut moissonner l’équivalent de 100 000 $ de grain en une journée. Dans ce contexte, il est assez diffi   le de rester assis dans un bureau à l’extérieur de la ferme alors que vous pourriez être au volant d’une moissonneuse-batteuse ou d’un camion de grain. 

D'après un article de l'AgriSuccès (novembre/décembre 2016) de Kevin Hursh