À première vue, la récolte de blé d’hiver des Prairies semble satisfaisante

Le blé d’hiver des Prairies semble avoir survécu à des périodes de froid extrême malgré le faible enneigement, d’après les premières observations.

« À l’échelle des Prairies, le rétablissement du blé d’hiver varie d’excellent à acceptable », indique Janine Paly, agronome de la Western Winter Wheat Initiative.

Automne

Le Manitoba, la zone qui s’étend du centre au nord de l’Alberta et le Nord de la Saskatchewan ont enregistré des conditions semblables l’automne dernier; toutes ces régions ont reçu des pluies bénéfiques qui ont aidé le blé d’hiver à atteindre son stade de croissance idéal, dit Mme Paly.

« J’entends aussi des comptes-rendus positifs de certains producteurs au sujet du taux de survie », ajoute Anne Kirk, spécialiste des céréales au ministère de l’Agriculture du Manitoba.

D’après le premier bulletin de récolte publié par son ministère cette année, les céréales d’hiver sont généralement en bon état.

Mme Paly souligne qu’il est encore trop tôt pour déterminer si le blé d’hiver a survécu dans certaines parties de l’Alberta, en particulier dans les régions nordiques où le printemps est tardif. Toutefois, elle ajoute que selon les premières observations, les cultures sont dans un état qui varie d’excellent à acceptable.

Dans le Sud de la Saskatchewan, l’une des régions où les conditions ont été les plus sèches l’automne dernier, le rétablissement des cultures continue d’accuser du retard. Malgré tout, le taux de viabilité s’établit à 70 % dans les sols qui ont déjà été examinés, mentionne Mme Paly.

Un champ de blé d’hiver au sud de Moose Jaw a affiché des résultats prometteurs, indique Cory Jacob, spécialiste des cultures au ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan. En effet, sept ou huit des dix plants déterrés avaient de jeunes pousses.

« Le peuplement végétal que nous avons vu à Moose Jaw est vraiment étonnant parce que cette région a été touchée par un manque de pluie inégalé, dit M. Jacob. Dans l’ensemble, je pense que nous serons agréablement surpris par le taux de survie du blé d’hiver malgré les conditions défavorables enregistrées l’automne et l’hiver derniers. »

La patience est de mise

« Le blé d’hiver est assez rustique, et nous sommes d’avis qu’il ne faut pas tirer de conclusion hâtive sur la destruction par l’hiver », dit M. Jacob.

Mme Paly invite les producteurs à faire preuve de patience et à ne pas achever leurs champs de blé d’hiver de façon précipitée.

« Un peuplement de 20 plants par pied carré est idéal, mais s’il y en a entre dix et quinze, vous pouvez toujours obtenir une récolte satisfaisante », souligne-t-elle.

Elle recommande aux producteurs d’épandre une dose printanière d’azote dès que possible pour stimuler la croissance de leurs plants.

« Il est aussi important de désherber parce que des peuplements épars sont moins aptes à résister contre les mauvaises herbes », ajoute Mme Kirk.

La Western Winter Wheat Initiative offre des conseils sur l’évaluation du blé d’hiver ainsi que plusieurs astuces à mettre en pratique durant l’évaluation (ces deux sites sont disponibles en anglais seulement).

En conclusion

Le rétablissement du blé d’hiver est satisfaisant jusqu’à présent, mais les producteurs qui constatent des résultats décevants doivent faire preuve de vigilance et prendre des mesures pour s’assurer que leurs cultures aient la meilleure chance de survie. Un peuplement de 20 plants par pied carré est idéal, mais s’il y en a entre dix et quinze, vous pouvez toujours obtenir une récolte satisfaisante.

Article par : Richard Kamchen