Lutte contre la hernie : la détection précoce est indispensable

Une étude sur la hernie des crucifères aura lieu cet été.

Prévention

La hernie a été détectée dans quelques champs de canola du Nord-Ouest et du Centre-Nord de la Saskatchewan l’année dernière.

Barb Ziesman, phytopathologiste provinciale, indique que la détection précoce facilite la lutte contre cette maladie.

« Cela nous permet de mettre en œuvre des pratiques de lutte proactives et de réduire au minimum les répercussions sur le rendement du canola », indique Mme Ziesman.

L’enquête aura lieu dans les régions particulièrement à risque, comme celles qui sont situées près des frontières de l’Alberta et du Manitoba. En tout, 1 800 champs seront choisis au hasard. On inspectera un champ dans chaque canton pour mieux comprendre la répartition et la gravité de la hernie.

Les analyses seront conduites par le personnel du ministère de l’Agriculture. Des plants de canola et des échantillons de sol seront prélevés à la lisière des champs, où la hernie est souvent détectée pour la première fois.

S’il y a des signes évidents de galles sur les racines des plants, d’autres échantillons seront prélevés à dix autres endroits dans le champ atteint.

Les échantillons de sol feront l’objet d’analyses de laboratoire visant à déterminer s’il y a une faible charge pathogène de la hernie dans le sol.

Établissement d’une carte de la hernie

« L’objectif est de sensibiliser les producteurs au risque dans les différentes régions, explique Mme Ziesman. Nous publierons une carte de la hernie comme celles qui sont publiées pour l’Alberta et le Manitoba. »

Le ministère de l’Agriculture travaillera en collaboration avec des chercheurs et des groupes de producteurs, comme SaskCanola, pour s’assurer que l’information est publiée en temps utile.

Qu’arrive-t-il si l’infection est confirmée?

Le producteur ou le propriétaire foncier sera avisé, de même que la municipalité rurale. La hernie est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Pest Control Act de la Saskatchewan, ce qui donne aux municipalités rurales le pouvoir de prendre des mesures de prévention et d’application de la loi.

Il est judicieux pour les municipalités d’adopter une stratégie fondée sur les producteurs, dit Mme Ziesman.

« Nous voulons que les producteurs aient des moyens d’agir, qu’ils participent et aient leur mot à dire sur les méthodes de lutte employées dans leurs fermes », ajoute-t-elle.

Un agronome professionnel collaborera avec chaque producteur à la création d’un plan de lutte contre la hernie. Si le plan satisfait à un ensemble minimal d’exigences et qu’il est fondé sur la science, il tiendra lieu d’entente officielle entre le responsable de la lutte antiparasitaire de la municipalité rurale et le producteur ou le propriétaire foncier.

« À l’heure actuelle, nous cherchons à établir une norme minimale, dit Mme Ziesman. Nous affinerons notre stratégie à mesure que nous discuterons avec les chercheurs, mais nous envisageons de prescrire une pause d’au moins deux ans entre des cultures sensibles. »

Certaines mesures d’assainissement des champs visant à empêcher la propagation de la hernie devraient aussi faire partie du plan de lutte.

« La hernie des crucifères n’est pas un fléau insurmontable, dit Mme Ziesman. L’essentiel dans la lutte contre cette maladie est de maintenir les charges pathogènes au plus bas. »

En conclusion

La hernie des crucifères est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Pest Control Act de la Saskatchewan, ce qui donne aux municipalités rurales le pouvoir de prendre des mesures de prévention et d’application de la loi. Idéalement, agronomes et producteurs uniront leurs efforts pour créer un plan de lutte.

Article par : Neil Billinger