David Chilton offre des conseils en matière d’investissement aux producteurs agricoles

Lingot d'or

Aperçu

  • David Chilton parle de son dernier livre Le retour du barbier riche.
  • Il offre des conseils en matière de planification financière aux agriculteurs.
  • Il parle des fonds communs de placement comme moyens d’investissement.

Vingt ans après la parution de son premier succès de librairie, Un barbier riche, David Chilton est de retour avec un nouvel ouvrage: Le retour du barbier riche.

Il y a quelques années, votre livre se vendait bien et vous avez décidé de le retirer des tablettes. Peu de temps après, vous en écriviez un autre intitulé Le retour du barbier riche. Pourquoi une telle décision?

En fait, il n’y a aucun rapport entre les deux événements. J’ai fait retirer mon premier livre bien avant d’avoir envisagé d’écrire le deuxième. J’ai estimé qu’Un barbier riche avait besoin d’être remis au goût du jour afin de prendre en compte des aspects comme les comptes d’épargne libres d’impôt (CELI) et les fonds négociés en bourse (FNB), et je ne voulais pas trop revenir en arrière et faire une réécriture complète. Et l’idée de retirer mon livre au moment où il marchait fort bien me plaisait. Par ailleurs, personnellement, je préfère le deuxième.

Je pense qu’un grand nombre de producteurs ont un talent naturel pour prendre des mesures qui relèvent du bon sens. Ils ne croient pas à la richesse instantanée, et pour cause : on ne fait pas fortune du jour au lendemain.

À l’heure actuelle, l’agriculture est un secteur d’investissement relativement solide.Certains producteurs sont tentés de réinvestir tous leurs bénéfices dans la ferme.Du point de vue de la planification financière, est-ce généralement une bonne idée?

De toute évidence, on ne veut pas investir tout son argent dans un seul actif. Ce serait faire preuve d’un manque de diversification. D’un autre côté, il faut aussi être réaliste. L’entreprise agricole exige énormément de capital, et quand la conjoncture est favorable, c’est une bonne occasion pour réinvestir dans l’exploitation, que ce soit dans les machines ou dans la terre. Lorsqu’on dirige une exploitation agricole, on sait que les besoins de capitaux sont toujours présents.

Dans l’ensemble, les agriculteurs gèrent assez bien leur argent et ne sont pas du genre à vivre au-dessus de leurs moyens. Ils achètent des maisons qu’ils ont les moyens de payer. Je pense qu’un grand nombre de producteurs ont un talent naturel pour prendre des mesures qui relèvent du bon sens. Ils ne croient pas à la richesse instantanée, et pour cause : on ne fait pas fortune du jour au lendemain.

Dans vos deux livres, il est beaucoup question des fonds communs de placement. Votre opinion au sujet de ce type de placement a-t-elle changé en 20 ans?

Oui, je pense que notre incapacité de prévoir les fonds communs de placement qui offriront les meilleurs rendements est très évidente. La vaste majorité des portefeuilles gérés activement doivent offrir un rendement supérieur à la moyenne pour être les plus performants. C’est un concept de base. En termes de résultats, c’est un jeu à somme nulle, et lorsqu’on tient compte des frais, on constate que la majorité d’entre nous obtiendra un faible rendement.

C’est pourquoi je pense qu’un plus grand nombre de gens devraient utiliser des produits indexés à faible coût, un type de fonds commun de placement dont le portefeuille est constitué afin de correspondre aux composantes d’un indice du marché, tel que le SP 500, ou d’en faire le suivi.

L’autre problème concerne les coûts liés à la gestion des fonds communs de placement au Canada. Nous ne pouvons pas nous permettre de payer des frais annuels de 2 et 3% pour faire gérer notre argent. Ces coûts comprennent souvent les services d’un conseiller, et si celui-ci vous donne de bons conseils, des frais s’élevant à 1% peuvent être justifiés. Toutefois, si vous payez à la fois des frais de 2 et 3%, en particulier dans l’environnement de marché actuel, ces frais sont difficiles à justifier.