Récoltes records prévues dans le Sud de l’Ontario

Des récoltes records de maïs et de soya sont prévues dans certaines parties du Sud de l’Ontario après une amélioration spectaculaire des conditions de croissance tout au long du mois d’août.

Dans certaines parties du Sud de l’Ontario, on prévoit des récoltes records de maïs et de soya. #AgOnt #récolte2018

Au début de l’été, les précipitations éparses et isolées – à l’échelle du même canton et souvent à l’intérieur d’un même champ – laissaient envisager des récoltes moyennes.

Toutefois, en août, les températures supérieures à la moyenne, conjuguées à l’humidité et à des précipitations uniformes, ont changé la donne. Par exemple, dans la région de Kitchener, les températures ont été inférieures à la moyenne seulement deux jours; de façon générale, elles ont été supérieures de deux degrés Celsius à la moyenne.

Bien entendu, chaleur et humidité ont une incidence marquée sur les rendements, et de fait, les rendements ont explosé dans les champs du Sud et du Sud-Ouest de l’Ontario.

Récolte exceptionnelle à l’horizon?

« Nous entrevoyons une récolte exceptionnelle », dit John Nooyen, producteur de Chatham, en Ontario. « Je n’ai jamais vu d’aussi beaux champs de soya et de maïs. Ce pourrait être notre meilleure année à vie. »

Même si M. Nooyen a semé son maïs tardivement en raison des conditions défavorables au printemps, il s’attend à des rendements supérieurs de 10 % à ceux de l’année dernière, qui atteignaient déjà pas moins de 227 boisseaux par acre.

Il croit aussi que certains de ses champs de soya pourraient offrir des rendements d’environ 70 boisseaux par acre.

« C’est extraordinaire », lance-t-il.

Henk Pastink de la ferme Henria Holsteins, près de Conn, en Ontario, indique que son maïs s’est bien remis du léger stress thermique subi en juin.

« Nous avons eu beaucoup de chance compte tenu des averses aléatoires enregistrées dans cette région, dit-il. Cela fait quelques années que nous n’avons pas eu une aussi belle récolte de maïs, et c’est grâce à la chaleur et aux précipitations que nous avons finalement reçues de façon régulière et qui ont sauvé le maïs du stress thermique. Les rafles sont grosses et les rendements sont abondants. »

Récolte phénoménale de foin

M. Pastink est encore plus enthousiasmé par sa récolte de foin, qui était aussi menacée par les précipitations inégales au début de l’été.

« Notre deuxième coupe a été beaucoup moins abondante que la première, comme on s’y attendait en raison du manque de pluie, dit-il. Notre ferme de 100 acres n’a produit que huit andains au total. »

Toutefois, la récolte s’est améliorée en juillet et en août. Cette semaine, M. Pastink achève sa troisième coupe, et celle-ci s’avère satisfaisante.

Catastrophe évitée

Dale Cowan, agronome principal des coopératives AGRIS et Wanstead, indique que de nombreux autres producteurs obtiennent également des résultats positifs.

« Nous avons évité la catastrophe, lance-t-il. En juin, les conditions étaient sèches, puis elles cédaient la place à de fortes pluies, jusqu’à 150 millimètres au cours d’une seule averse, à différents endroits. Mais en août, la donne a changé, et maintenant, tout le monde a reçu des pluies salutaires, en plus d’avoir profité de températures chaudes. »

Les problèmes de maladie que l’on associe normalement au temps humide ont été évités. On a détecté la présence de pucerons et de moisissure blanche dans certains champs, mais les plants avaient déjà atteint la maturité.

En conséquence, les rendements sont demeurés intacts. M. Cowan prévoit des moyennes records de 180 à 185 boisseaux par acre dans le cas du maïs, soit 10 ou 15 boisseaux par acre de plus que la moyenne historique. Les rendements moyens du soya pourraient s’établir entre 50 et 55 boisseaux par acre, ce qui battrait le record précédent de 48 boisseaux par acre, établi en 2012.

« Le rendement est définitif, souligne M. Cowan. Il s’agit maintenant d’avoir des conditions météorologiques favorables durant la récolte. »

En conclusion

Au début de l’été, les conditions météorologiques préoccupaient les producteurs dans certaines parties de l’Ontario, mais en fin de compte, les conditions de croissance sont exceptionnelles pour une partie des cultures commerciales de la province.

Article par : Owen Roberts