L’agriculture canadienne championne mondiale de la cartographie par satellite

Le Canada se classe au premier rang mondial pour ce qui est de la cartographie du paysage agricole par satellite.

Il ne fait « absolument aucun doute » que le Canada est le champion de l’utilisation de satellites pour générer des données, affirme Andrew Davidson, gestionnaire, Observation de la Terre, à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).

« Nous recueillons des images du territoire agricole canadien et nous les utilisons à différentes fins », indique M. Davidson, comme la cartographie annuelle des types de cultures d’AAC, la surveillance hebdomadaire de l’état des cultures et de l’humidité du sol superficiel, et plus encore.

Utilisations de la cartographie par satellite

La cartographie par satellite est intégrée à d’autres éléments d’information afin de « générer des données et des produits d’information à valeur ajoutée », qui aident divers ministères et intervenants de l’industrie à prendre de meilleures décisions.

M. Davidson indique que la première étape du processus de gestion assistée par satellite consiste à dresser un inventaire des terres agricoles, à les chiffrer et à déterminer les conditions actuelles.

AAC compte sur deux types de satellites, dont le satellite à capteur optique, qui s’apparente à une caméra numérique, dit‑il.

Les longueurs d’ondes infrarouges des satellites interagissent bien avec la végétation et peuvent donner une bonne indication des types de cultures et de leur état de santé, explique M. Davidson.

AAC utilise aussi le satellite‑radar, qui fonctionne dans le domaine des micro‑ondes du spectre électromagnétique.

Intégration de l’information

AAC intègre les données recueillies par ces deux types de satellites afin de déterminer « ce qui se trouve à la surface de la Terre et l’état dans lequel cela se trouve », explique M. Davidson. Il ajoute que « tous ces ensembles de données, une fois intégrés, nous donnent un portrait très juste ».

En plus des satellites canadiens, AAC utilise des satellites exploités par d’autres gouvernements, comme ceux du Japon et de la Chine, ainsi que des satellites exploités par les ministères d’autres gouvernements, comme la NASA et le United States Geological Survey (la commission géologique des États‑Unis).

Lancement de nouveaux satellites

Le satellite canadien Radarsat‑2 prélève des données depuis le milieu des années 2000 au moyen de la détection radar par hyperfréquences. Trois nouveaux satellites‑radars canadiens seront lancés cet été ou au début de l’automne.

Vu le nombre de satellites qui orbitent maintenant autour de la Terre, M. Davidson indique que la quantité de données générée est colossale par rapport à celle qu’on obtenait il y a 20 ou même 10 ans.

« Plus nous pouvons recueillir de données, plus nous sommes avantagés », dit M. Davidson.

En conclusion

Les données générées par les satellites en orbite autour de la Terre brossent une image précise de l’agriculture canadienne et permettent de réaliser des analyses de plus en plus précises.

Article par : Susan Mann