Récolte moyenne de pommes de terre prévue à l’Î.-P.-É.

Un optimisme prudent prévaut cette semaine alors que la récolte des pommes de terre bat son plein à l’Île-du-Prince-Édouard. 

En mai, les conditions froides et humides ont retardé l’ensemencement. Par la suite, les conditions ont été sèches pendant la plus grande partie du mois de juillet. Si de nombreuses parties de la province ont reçu des pluies salvatrices en août, les précipitations ont été variables à l’échelle de la province; en effet, des quantités de pluie radicalement différentes ont souvent été enregistrées dans des régions très rapprochées. Par exemple, la première chute de pluie « importante » reçue à la fin juillet a varié de 2 à 40 millimètres, selon l’endroit. 

« Il subsiste de grandes préoccupations, notamment dans la partie qui s’étend du centre de la province jusqu’au nord-ouest », souligne Greg Donald, directeur général du P.E.I. Potato Board (l’office provincial de commercialisation des pommes de terre). « Certaines régions n’ont pas reçu beaucoup de pluie même en août, donc nous surveillerons l’évolution de la situation au cours des prochaines semaines. » 

Rendement moyen prévu 

Kevin MacIsaac, directeur général des Producteurs unis de pommes de terre du Canada, indique que son association prévoit un rendement provincial moyen de 280 quintaux par acre comparativement à 290 en 2016. 

Selon M. MacIsaac et M. Donald, la pluie reçue le 27 septembre aura assurément un effet bénéfique pour des variétés tardives comme la Russet Burbank, mais de nombreux champs ont déjà été défanés. Néanmoins, cette pluie est tombée à point nommé parce que le risque de meurtrissure augmente si le sol est sec pendant la récolte. 

Certaines variétés hâtives ont été récoltées à la ferme Elite Seed du P.E.I Potato Board située à Fox Island, dans l’Ouest de la province, et la qualité est satisfaisante malgré les conditions de croissance sèches. « Espérons que nous serons agréablement surpris jusqu’à la fin », lance M. Donald. 

Autres marchés  

M. MacIsaac indique que les producteurs au Québec et en Ontario ont effectué la récolte dans des températures anormalement chaudes et qu’ils ont dû prendre des précautions particulières pour prévenir le pourrissement durant l’entreposage. Il souligne que les pommes de terre hâtives de l’Î.-P.-É. sont de bonne qualité, malgré certains cas de gale poudreuse. 

M. Donald prévoit une récolte allant de moyenne à légèrement inférieure à la moyenne et indique qu’il semble en aller ainsi de la plupart des grandes régions productrices de pommes de terre en Amérique du Nord. Il note que l’Alberta et le bassin du fleuve Columbia aux États-Unis ont enregistré des récoltes exceptionnelles l’année dernière, alors que les producteurs de la vallée de la rivière Rouge ont subi des pertes considérables. 

« Il ne semble pas y avoir de récoltes colossales ni de récoltes catastrophiques, dit-il. Le volume est réduit en Idaho, et la demande du secteur de la transformation semble importante, ce qui est de bon augure pour la nouvelle saison commerciale. » 

En conclusion

Même si les producteurs de l’Î.-P.-É. ont eu une saison de croissance cauchemardesque en raison des retards d’ensemencement causés par l’humidité en mai et de la longue période de temps sec enregistrée en juillet, l’industrie s’attend à une récolte moyenne. Toutefois, d’importants écarts sont à prévoir d’une région à l’autre. 

Article par : Andy Walker