Épandage du fumier : Quel seuil faut-il éviter de dépasser?

La récolte tire à sa fin dans de nombreuses parties du pays, et vous devez maintenant vous empresser de terminer tout ce qu’il y a à faire avant que le sol gèle et se couvre de neige. Entre autres, vous devez peut‑être transporter du fumier en provenance des enclos ou des étables pour l’épandre dans les champs. Mais quel est le seuil à ne pas dépasser?

Analyses

Ray Dowbenko, agronome principal d’Agrium, indique qu’il est important d’analyser votre sol et votre fumier.

« Si les producteurs effectuent des analyses du sol, ce qui est souhaitable, ils seront en mesure de déterminer quels types d’éléments nutritifs apporter ou quelle quantité épandre. Ils pourront ensuite mener une analyse du fumier pour déterminer les teneurs en azote, en phosphate, en potasse et en soufre », dit M. Dowbenko.

« Il s’agit ensuite d’épandre la dose optimale de phosphate du point de vue environnemental, et de poursuivre avec l’azote, ajoute‑t‑il. En portant une attention particulière à la dose de phosphate, les producteurs peuvent contribuer à réduire le risque pour l’environnement. »

En pratique

Il s’agit d’une pratique courante à la ferme South Slope Feeders de Rainier, en Alberta, selon le directeur général de cette exploitation, Mike Graham.

« Nous menons systématiquement des analyses du sol et nous épandons le fumier en conséquence; d’ordinaire, à l’automne, nous effectuons nos analyses du sol et dressons notre plan pour l’année à venir, en tenant compte des besoins du sol », explique M. Graham.

Cette stratégie a entraîné des améliorations pour cette exploitation.

« Nous avons constaté qu’au fil du temps, la concentration augmente, alors nous avons diminué le volume d’épandage par rapport aux années précédentes, de façon à ce que l’apport d’engrais corresponde davantage à l’assimilation. »

Caractéristiques particulières

M. Dowbenko indique que les sols sableux et pauvres en matière organique sont ceux auxquels le fumier convient le mieux.

« Ces sols se prêtent bien aux épandages de fumier, dit‑il. Ils en tirent un maximum de profit. »

À ce propos, M. Dowbenko ajoute que les buttes qui sont exposées à l’érosion par le vent et par l’eau sont souvent pauvres en phosphate et en matière organique, raison pour laquelle elles se prêtent bien aux épandages de fumier, dans la mesure du possible. En outre, les champs qui sont destinés à la production de céréales et d’oléagineux l’année suivante ont besoin d’un apport de fumier.

En conclusion

L’analyse des différents éléments nutritifs du sol permet de déterminer quel type d’engrais utiliser et à quel endroit le fumier pourrait être épandu. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’épandage d’engrais (anglais seulment), comme les doses recommandées et les règlements à respecter, M. Dowbenko vous invite à consulter les sites Web des gouvernements provinciaux.

Article par : Craig Lester