Les principaux facteurs économiques à surveiller en 2017 : le dollar canadien

Le début d’une nouvelle d’année est un moment propice à la planification. L’équipe de l’Économie agricole de FAC veut vous aider à commencer 2017 sur la meilleure note possible en vous offrant une analyse détaillée des cinq principaux facteurs économiques susceptibles d’influencer l’agriculture canadienne cette année.

Le dollar canadien aura une incidence sur chaque entreprise, tout au long de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire en 2017. En fluctuant par rapport à la valeur relative du dollar américain, il peut stimuler ou affaiblir la rentabilité d’une façon unique, et c’est pourquoi nous le considérons comme la principale tendance à surveiller.

Le dollar américain a une influence particulière sur l’agriculture canadienne. Les États-Unis sont notre plus grand marché d’exportation et de nombreux produits du Canada sont libellés en dollars américains. Depuis 2012, le dollar canadien ne cesse de reculer par rapport au billet américain. En nous fondant sur certaines hypothèses au sujet des cours du pétrole et des taux d’intérêt, nous prévoyons que la situation ne sera pas différente en 2017 : le huard commencera la nouvelle année de la même façon qu’il a terminé 2016. Il demeurera inférieur à sa valeur moyenne sur cinq ans, qui est de 0,88 $ US, et oscillera autour de 0,75 $ US tout au long de l’année, ce qui constitue une tendance généralement positive pour l’agriculture canadienne.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour de nombreux producteurs et exploitants d’entreprises agroalimentaires canadiens.

Quelle incidence la conjoncture mondiale aura-t-elle sur l’agriculture canadienne en 2017?

Nous prévoyons que quatre autres facteurs auront un effet marqué sur l’agriculture canadienne tout au long de 2017. Nous vous proposerons une analyse de chaque facteur au cours des prochaines semaines, mais en voici déjà un aperçu.

1. Prix de l’énergie

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate, qui est employé comme référence pour le prix du pétrole, devrait demeurer autour du seuil de 50 $ US le baril. Récemment, l’engagement des principaux pays producteurs de pétrole à réduire la production pétrolière a raffermi les perspectives concernant le pétrole. Toutefois, les réserves probables et la vigueur de la demande tout au long de l’année suscitent des questions importantes.

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2. Prix des produits de base

Étant donné que l’accroissement de la production et l’abondance des stocks de fin d’année constitueront des facteurs prédominants en 2017, il est peu probable que les prix des produits de base s’améliorent pour les producteurs canadiens. La faiblesse des prix des produits de base permettra-t-elle à la consommation et à la demande d’exportation de demeurer assez vigoureuses?

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3. Taux d’intérêt

En décembre, la Réserve fédérale des États-Unis a choisi de hausser son taux directeur. Les taux d’intérêt devraient augmenter aux États-Unis et au Canada, mais c’est l’écart entre les différents taux qui importe réellement. Comme cet écart risque de s’accentuer légèrement en 2017, quelles possibilités d’investissement l’économie canadienne offrira-t-elle?

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4. Économie mondiale

L’économie mondiale sera un peu l’inconnue en 2017, ce qui aura une incidence sur la demande de produits agricoles. Toutefois, à mesure que les flux des échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis évoluent, la question de savoir dans quelle mesure ils influenceront les prix des produits de base et la vigueur des exportations agricoles canadiennes à long terme continue à se poser.

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Que faut-il retenir?

Surveillez le huard en 2017. De toutes les tendances et de tous les facteurs, le huard pourrait très bien avoir l’incidence la plus marquée sur la rentabilité des secteurs canadiens de l’agriculture et de l’agroentreprise au cours de la prochaine année. Il se répercutera assurément sur les prix qu’obtiendront les producteurs agricoles canadiens, et, en définitive, sur les recettes monétaires agricoles. Un huard faible rend les produits alimentaires transformés canadiens plus concurrentiels sur les marchés étrangers, et sur le marché national, il protégera les entreprises canadiennes contre la concurrence étrangère.