Trois éléments à surveiller durant l'année commerciale 2016-2017

Les plus récentes estimations de l'offre et de la demande mondiales en agriculture (WASDE) (document en anglais seulement) pour 2016‑2017 indiquent que les prix du maïs et du blé pourraient s'affaiblir, alors que ceux du soja pourraient se stabiliser. Ces projections sont directement en contraste avec les prix actuels (et beaucoup plus élevés) du maïs et du soja dans les marchés à terme.

L'USDA et les marchés : Différents maintenant, s'aligneront‑ils l’un sur l'autre?

Trois facteurs détermineront si le département de l'Agriculture des États‑Unis (USDA) révisera ses projections de prix à la baisse afin de s'aligner sur ceux du marché actuel :

1.    La valeur du dollar américain

Si la valeur du dollar américain diminue, le pouvoir d'achat des acheteurs augmente, ce qui contribue au maintien des prix des céréales et des oléagineux aux États‑Unis. À l'heure actuelle, les marchés financiers envisagent clairement une valeur à la baisse du dollar américain.

2.    Des conditions météorologiques qui nuisent à la production

Il y a trop de pluies en Argentine et pas assez au Brésil, ce qui a causé des problèmes de production, entraînant des prix plus élevés pour le maïs et le soja.

La saison est encore trop jeune pour projeter des écarts importants de quelque type que ce soit par rapport aux rendements moyens. Cependant, étant donné l'instabilité actuelle des marchés, les tendances météorologiques qui se dessinent dans les régions de production importantes à l'échelle internationale auront des répercussions sur les marchés.

3.    La demande de céréales et d'oléagineux

L'USDA prévoit une production d'éthanol stable et une demande élevée d'aliments pour animaux. Si les projections de l'USDA concernant la demande d'aliments pour animaux ne se matérialisent pas, un marché de l'éthanol dynamique pourrait pallier ce manque à gagner. La demande en Chine, au Japon et en Inde doit demeurer forte pour maintenir les prix aux niveaux actuels. 

À surveiller également

Enfin, ne perdez pas de vue la valeur du dollar canadien, qui a récemment franchi le seuil de résistance critique des 78 cents américains. Poursuivant sa chute, le huard plus faible est favorable pour les producteurs. Sans contredit, nous nous attendons à ce qu'il termine l'année sous la barre des 80 cents américains.

Il n'est jamais trop tôt (ni trop tard) pour songer à un plan de marketing. Une saine gestion du risque sera essentielle afin de traverser l'année commerciale 2016‑2017, dans un contexte potentiellement instable.