L’automatisation de l’agriculture, deuxième partie : l’utilisation de robots en agriculture

Voici le deuxième volet d’une série en trois parties sur l’automatisation de l’agriculture. Ce texte nous est offert par Calvin Mulligan, futurologue interne à FAC. Dans la première partie, on y présente l’utilisation des robots dans la production laitière, bovine, horticole et vinicole.

S’il était encore de ce monde, Cyrus McCormick serait sûrement impressionné. Cet homme, qui a inventé la moissonneuse mécanique en 1834, constaterait que l’industrie agricole est au seuil d’une nouvelle ère.

Les technologies de l’information et des communications mises en application au cours des 30 dernières années, comme les capteurs, le GPS, le WiFi, les logiciels d’analyse et l’Internet ont jeté les bases d’une nouvelle ère dans laquelle l’agriculture de précision est hautement automatisée et axée sur les données.

Du guidage automatique aux tracteurs autonomes  

L’automatisation en agriculture ne vise plus seulement à aider les humains mais bien à les remplacer. L’adoption de la technologie GPS (système de positionnement universel) et des systèmes de guidage automatique des tracteurs par exemple, a contribué à réduire la fatigue du conducteur. L’objectif à plus long terme est toutefois de permettre au conducteur de ne plus être dans la cabine. Un système de pointe permet au conducteur d’une moissonneuse-batteuse de commander à un chariot à grain tiré par un tracteur sans conducteur de se synchroniser avec la moissonneuse-batteuse pour permettre le déchargement en continu. De plus, certains des grands fabricants ont mis au point des systèmes de tracteurs semi-autonomes où un tracteur conduit par un humain est lié à des tracteurs et à du matériel agricole sans conducteur.  

L’agriculture au niveau micro

Divers types de robots ou « robots agricoles » sont actuellement mis au point et commercialisés. Certains sont utiles pour recueillir des données notamment sur les précipitations, l’humidité du sol, la température et l’humidité. D’autres robots agricoles peuvent mettre en marche et arrêter les dispositifs qui sont fixés à eux et envoyer en ligne des images en direct. On développe actuellement une autre catégorie de robots afin d’effectuer des activités aux champs comme l’ensemencement, le désherbage, la fertilisation et la pulvérisation. Une caractéristique importante de cette catégorie de robots est leur capacité à traiter individuellement les plants, par exemple pour l’application de quantités infimes de pesticides et d’engrais. Cela présente de multiples avantages potentiels, notamment la réduction du ruissellement d’engrais et de la dérive des pesticides ainsi qu’une diminution des coûts d’intrants agricoles pour les agriculteurs.

Les drones – les yeux de l’agriculteur dans les airs

Les dernières nouveautés dans les efforts de robotisation de l’agriculture en Amérique du Nord sont les véhicules aériens sans pilote, ou drones. Certains agriculteurs d’avant-garde utilisent des drones munis de caméras à haute résolution pour cartographier leurs champs et surveiller leurs cultures afin d’effectuer le dépistage des maladies et des carences en nutriments. Leur faible coût et leur commodité ainsi que leur résolution d’image améliorée offrent une solution de rechange intéressante aux aéronefs avec pilote.   

L’environnement économique et social dans lequel évolue le secteur agricole est en mutation. La recherche de moyens d’abaisser les coûts d’exploitation et d’accroître la productivité tout en améliorant la performance environnementale revêt une importance croissante. Il faut s’attendre à ce que les meilleures innovations dans le domaine de l’agriculture automatisée fassent l’objet d’une demande croissante.

Dans le prochain billet, je présenterai quelques réflexions concernant cette grande révolution. 

Calvin Mulligan