Les perspectives de l’industrie laitière pour l’année 2017

L’année 2017 est très prometteuse pour l’industrie laitière canadienne. Les prix à la baisse des années 2015 et 2016 ont atteint un creux et la production réagit désormais à de fortes tendances de consommation.

Voici mon message aux producteurs laitiers et aux différents interlocuteurs qui participent à l’XPO laitière canadienne de Stratford le 5 avril prochain.

Trois facteurs sont à l’origine de ces perspectives favorables :

1. Une évolution positive des préférences des Canadiens pour les produits laitiers

La demande en matière grasse de toutes les classes de lait a augmenté de 3,5 % sur 12 mois (équivalant à 11,6 M kg m.g.). Les ventes de produits laitiers au détail ont été bonnes : la consommation totale de beurre a augmenté de 4,4 % sur 12 mois, alors que la consommation totale de fromage s’est accrue de 5 % en 2016 comparativement à 2015. C’est une croissance impressionnante.

La tendance haussière est principalement attribuable au penchant plus prononcé des consommateurs pour les produits laitiers, en partie à cause de prix au détail plus bas en 2016.

Pour en savoir plus sur les tendances de l’industrie laitière, lire Du lait au yogourt... et bien plus encore.

2. Les revenus de l’industrie laitière devraient augmenter

La croissance de la production laitière devrait stimuler les recettes monétaires en 2017, au même titre que l’allègement des tensions exercées sur les prix du lait apparues dans la seconde moitié de 2014.

La croissance récente de la demande en matière grasse butyrique a entraîné un surplus de lait écrémé. Les surplus de solides non gras obtiennent généralement des prix plus bas parce qu’ils sont souvent commercialisés dans des classes de lait de moindre valeur. De nouvelles stratégies ont permis de réduire la quantité de lait écrémé vendu dans des classes de moindre valeur, par exemple : 

  • Durant la campagne laitière 2014-2015, les solides non gras commercialisés dans la classe 4m représentaient 11,1 % de tout le lait (estimation basée sur la composition moyenne du lait);
  • Depuis le début de la campagne 2016-2017, les solides non gras commercialisés dans la classe 4m représentent 7,6 % de tout le lait.

3. Les perspectives des marchés mondiaux du lait s’améliorent 

Même si l’USDA entrevoit une augmentation de 2,4 % de la production laitière aux États-Unis en 2017, la production continue de régresser en Nouvelle-Zélande et dans l’UE, deux des plus importants producteurs au monde. Cela explique en partie l’augmentation des prix mondiaux du lait écrémé de près de 20 % en 2017 comparativement à la moyenne de 2016.

Malgré ces augmentations, le prix demeure en deçà de la moyenne des cinq dernières années, ce qui offre encore des possibilités de croissance. Ce sont d’excellentes nouvelles pour le Canada, où près de 19 % de la production de lait (estimation basée sur la composition moyenne du lait) est commercialisé dans la classe 5, dont le prix demeure très concurrentiel sur les marchés mondiaux. 

Ce qu’il faut retenir

Le raffermissement du revenu par unité de lait en 2017 ne réduira pas les besoins en compétences de gestion. Elles seront plus que jamais garantes de notre réussite dans ce nouvel environnement de marché. Nos meilleurs atouts pour profiter des perspectives favorables du marché en 2017 consistent à réduire les coûts de production et à augmenter le rendement de la matière grasse.