La faiblesse des cours mondiaux du lait exerce une pression sur les revenus du lait au Canada

Les cours mondiaux du lait rencontrent des pressions émanant d’un certain nombre de forces, incluant une baisse de la consommation dans des marchés importants comme la Chine et la Russie. L’accroissement mondial de la production de stocks de lait a aussi fait reculer les prix de manière importante par rapport aux sommets atteints au début de 2014. Si les prix du beurre et du fromage à l’échelle mondiale accusent le plus important recul jusqu’ici cette année, la poudre de lait a enregistré la plus forte baisse depuis 2014.

Les cours mondiaux du lait ont des conséquences de plus en plus importantes sur les producteurs laitiers canadiens. Et, pour l’instant, les conséquences sont négatives dans la mesure où les prix de près de 20 % de la production de lait au Canada en 2016 (évaluée à une composition standard) correspondent ou sont inférieurs aux cours mondiaux.

Vendues sous forme de matières grasses ou de « solides non gras du lait » (SNG), les composantes du lait sont commercialisées dans différentes classes de lait à différents prix. La plupart de ces prix sont déterminés au Canada. Certaines composantes du lait canadien sont toutefois commercialisées selon les cours mondiaux et servent à la fabrication de produits laitiers qui sont exportés ou qui subissent une deuxième transformation afin de concurrencer les produits importés destinés aux consommateurs canadiens.

À l’heure actuelle, on enregistre des surplus nationaux et mondiaux de SNG (pour des explications sur ces surplus, consultez le Rapport sur le rapport sur le secteur laitier d’Économie agricole FAC PDF (94KB)). Une partie des surplus de SNG du Canada sont commercialisés en vue de fabriquer des aliments pour animaux et se vendent moins cher que les SNG entrant dans la fabrication du fromage ou du yogourt à l’échelle nationale.

À court terme, on ne s’attend pas à ce que les cours mondiaux du lait s’améliorent

Les prix internationaux devraient demeurer faibles, puisque que la production des fournisseurs traditionnels (notamment les États-Unis et l’Europe) augmente. Une hausse de la production est également probable parmi les fournisseurs non traditionnels comme l’Asie et l’Europe de l’Est. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit qu’en 2016, la faiblesse des prix fera augmenter les importations mondiales de 1,5 %. Or, cela ne suffira pas à faire remonter les cours mondiaux du lait, qui devraient accuser en moyenne une baisse de 24 % en 2016 par rapport aux niveaux observés en 2015.

Mais il y a de bonnes nouvelles

Malgré cette pression exercée sur les prix, les producteurs laitiers canadiens continuent de faire face à ces pressions concurrentielles en améliorant l’efficience de leur exploitation. Les exploitations laitières de toutes tailles peuvent améliorer leur efficience grâce à une meilleure gestion et à des gains de productivité.

Ceci contribuera à la prospérité à long terme du secteur laitier.