Le redressement de l’économie mondiale favorise les exportations agricoles canadiennes

La dépréciation du dollar canadien et le redressement de l’économie mondiale devraient ensemble renforcer la position du secteur canadien de la fabrication des aliments et des boissons.

Mercredi, la Banque du Canada a publié son Rapport sur la politique monétaire. Dans le cadre sa perspective à l’égard de l’économie mondiale, la Banque du Canada prédit une accélération de la croissance économique en 2014 aux États-Unis, dans la zone euro (c’est-à-dire, les dix-huit pays qui utilisent l’euro) et au Japon. En Chine, la croissance devrait toutefois continuer de ralentir alors que le pays poursuit sa transition vers une économie axée sur la consommation.

La transition de la Chine vers une économie tournée vers le consommateur est un phénomène avantageux pour les marchés agricoles. De façon générale, l’amélioration des perspectives économiques de nos plus importants partenaires commerciaux est de bon augure pour les exportations agricoles. La Banque du Canada prévoit que les exportations nettes contribueront de façon positive à l’économie canadienne en 2014, contrairement à ce qui s’est produit en 2012 et 2013. L’accroissement des exportations sera en partie attribuable au recul du huard.

Au cours des onze premiers mois de 2013, les États-Unis, la zone euro et le Japon ont été à l’origine de 77 % des exportations canadiennes d’aliments et de boissons transformés. Ensemble, le raffermissement des prix des logements aux États-Unis, l’assouplissement des mesures d’austérité dans l’Union européenne et l’augmentation des salaires au Japon devraient contribuer à renforcer la confiance des consommateurs. Ce climat pourrait alors créer des débouchés pour les produits agroalimentaires canadiens de grande valeur. Par ailleurs, l’industrie agricole canadienne tire avantage d’une chaîne d’approvisionnement solide, de bout en bout.

 - James Bryan, Analyste en économie agricole