Quel est l’impact du dollar canadien sur les affaires?

Dans son plus récent Rapport sur la politique monétaire, la Banque du Canada passe en revue les répercussions de la dépréciation du dollar canadien sur les entreprises de même que les effets contraires du taux de change, à la lumière des taux d’intérêt qu’elle a laissés inchangés.

Dans une enquête menée auprès des entreprises canadiennes, la Banque du Canada a voulu savoir quels aspects de leurs activités avaient été touchés par un dollar canadien moins vigoureux. L’opinion prépondérante à propos des marges qui s’est dégagée des analyses de la Banque du Canada voulait que l’impact général d’un dollar canadien plus faible était positif. C’est d’ailleurs au sujet des marges, plus que tout autre aspect, que l’on constate le plus grand écart en pourcentage entre répondants jugeant positives les répercussions du dollar et ceux considérant ces dernières comme négatives. Ainsi, l’impact de la fluctuation du huard sur les marges varierait selon le secteur.

Comme on serait naturellement porté à le faire dans l’industrie agricole, nombreux étaient ceux qui avaient prévu qu’un dollar moins vigoureux ferait augmenter les ventes à l’exportation et les prix de leurs produits, car le prix de beaucoup de produits est établi en dollars américains. Les répercussions d’une augmentation des coûts non liés à la main-d’œuvre (ou intrants) sont plus immédiates. Les entreprises touchées de façon négative par une baisse du dollar sont celles qui dépendent d’intrants importés dont les prix ont été fixés en dollars américains et qui, parallèlement, n’ont pas de produits à exporter pour contrebalancer les pertes de change.  

Quelle est donc l’incidence d’un dollar plus faible sur l’agriculture canadienne? Nous afficherons plusieurs billets de blogue au cours des prochaines semaines qui analyseront cette question.

James Bryan, économiste agricole