Un produit d'exportation peu connu accroît les rendements du secteur de l'élevage

Lorsque je considère les possibilités d'exportation du secteur agricole canadien, je pense immédiatement aux produits agricoles bruts ou transformés qui font la renommée du Canada : les céréales, les oléagineux, le bétail et la viande rouge. Les sous‑produits de l'élevage me viennent rarement à l'esprit.

Pourtant, les sous-produits comme les abats comestibles (en anglais seulement) et les peaux de porcs et de bovins ont contribué pour plus d'un milliard de dollars à la valeur des exportations agricoles canadiennes en 2015. Les débouchés pour ces produits, comme pour tout autre produit agricole, dépendent souvent de facteurs qui sont hors du contrôle de l'industrie.

Les marchés internationaux déterminent la valeur des sous-produits

Les peaux sont les sous-produits du bœuf qui ont le plus de valeur. Elles sont utilisées dans la fabrication de meubles et de vêtements de cuir, un marché qui connaît un ralentissement dû à la situation économique difficile qui persiste dans certaines régions comme l'UE, le Japon et la Russie.

D'après une analyse réalisée par le Livestock Marketing Information Center, le ralentissement économique en Chine et l'appréciation du dollar américain ont eu un impact négatif sur la demande en cuir du secteur de la transformation mondial. Par contre, la force du dollar américain confère un avantage concurrentiel à l'industrie canadienne.

Des prix inférieurs à la moyenne des 5 dernières années

La baisse de la demande de peaux influence les valeurs actuelles en dollar américain des sous‑produits :

  • Bovin — 11,49 $/quintal comparativement à la moyenne sur 5 ans de 13 à 14 $/quintal
  • Porc — 3,61 $/quintal comparativement à la moyenne sur 5 ans de 5 à 6 $/quintal


Les exportations canadiennes de peaux représentent près de 40 % de toutes les exportations de sous‑produits, en hausse de 10,5 % depuis 10 ans. Les exportations d'abats, lesquelles sont influencées par d'autres facteurs économiques mondiaux, ont crû de 72 % depuis 2006.

La Stratégie nationale du bœuf du Canada (en anglais seulement) mise en œuvre en 2015 a souligné la contribution des abats à la hausse des exportations vers des marchés où ces produits se vendent à des prix plus élevés qu'en Amérique du Nord. Le développement de ces marchés ajoutera de la valeur à chaque animal.