Hausse des prix mondiaux des produits laitiers : une bonne nouvelle pour les producteurs canadiens

Selon le plus dernier rapport du département de l'Agriculture des États‑Unis (USDA) (en anglais seulement) sur les estimations de l'offre et de la demande mondiales en agriculture (WASDE) (en anglais seulement), le prix de la poudre de lait écrémé aux États‑Unis devrait croître davantage que celui du beurre jusqu'à la fin de 2017. Il s'agit là d'une bonne nouvelle pour les producteurs laitiers canadiens.

Voici pourquoi.

Surplus de lait écrémé

Les marchés canadiens et américains ont une offre excédentaire de lait écrémé en raison de la hausse de la demande pour des produits laitiers à forte teneur en matières grasses (consulter le document FAC économie agroalimentaire Secteur laitier canadien Tour d'horizon afin d'obtenir une explication de la répartition de la composition poudre de lait écrémé/matières grasses).

Le surplus de lait écrémé au Canada a fait en sorte qu'une plus grande quantité de lait était offerte à des prix avoisinants les cours mondiaux, voire plus bas dans le cas des protéines laitières commercialisées sur le marché des aliments pour animaux.

Toute augmentation soutenue des cours mondiaux se produira uniquement si la demande mondiale continue de croître – comme c'est le cas en Chine qui connaît une croissance à deux chiffres dans de nombreux segments de produits laitiers. Toutefois, la production laitière mondiale devra aussi commencer à ralentir et cela ne se produit pas aussi rapidement que prévu. Bien que les cours mondiaux soient faibles depuis quelque temps déjà, les grands pays producteurs n'ont pas diminué suffisamment leur production pour que l'on note une franche différence.

Aux États-Unis, le cheptel laitier s'est agrandi au point d'accroître la production et de mettre de la pression sur les prix globaux du lait. Cette situation fera en sorte que les prix du fromage et du beurre seront plus bas aux États‑Unis. La production laitière de l'UE est aussi plus élevée en 2016 qu'en 2015, même si, selon la tendance observée au cours des derniers mois, elle semble être en voie de ralentir. De plus, un ralentissement de la production laitière en Nouvelle‑Zélande semble éminent : elle avait diminué de 2 % pour les trois premiers mois de l'année laitière par rapport à la même période l'an dernier.

Le résultat? 

Même si le rééquilibrage généralisé de l'offre et la demande mondiale de produits laitiers prendra quelque temps, il est déjà commencé et devrait s'accroître au cours de 2017.

Alors que l'évolution de l'industrie laitière se poursuit, une proportion importante et de plus en plus grande de lait canadien est commercialisée à des prix avoisinants les cours mondiaux. Pendant que les marchés mondiaux se dirigent vers un équilibre prévu entre l'offre et la demande mondiale, les prix et les marges des producteurs canadiens semblent s'améliorer.  

Nous vous tiendrons au courant des derniers développements concernant les marchés laitiers au cours des prochains mois. Revenez nous voir souvent.